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Zoom sur l’Olympique de Marseille : la méthode Tudor fait forte impression

Pierre-Louis Clavel

Publié

le

Crédit photo : IconSport

Arrivé dans l’inconfort chez le dernier second de Ligue 1, Igor Tudor a su très vite imposer sa patte sur le groupe phocéen. Malgré leur revers à Tottenham cette semaine, les Olympiens ont réalisé un gros démarrage avec 16 points récoltés en six journées.

Grosse intensité physique et marquage individuel

Nombreux étaient les supporters marseillais inquiets après la préparation difficile et éprouvante des Phocéens. Six matchs de Ligue 1 plus tard, force est de constater que l’exigence physique demandée par Igor Tudor, entraîneur de l’OM, à ses joueurs pendant le mois de juillet a payé. La formation marseillaise est montée en puissance au fil des matchs, montrant ces dernières semaines une nette supériorité physique sur ses trois derniers adversaires en championnat. Si l’OM s’est déployée pour aller chercher des résultats à Brest (1-1) puis contre Nantes (victoire 2-1) à la J2 et J3, les Olympiens ont en effet dominé Nice (victoire 3-0), Clermont (victoire 1-0) et enfin Auxerre (victoire 2-0). Ces trois clean-sheets sont le résultat d’une parfaite gestion du rythme des rencontres et surtout d’un marquage individuel agressif et discipliné du secteur défensif. Face à des adversaires plus faibles, Marseille a su imposer son style de jeu en pressant très haut et de manière efficace. Le week-end passé, Auxerre a été mis sous pression tout le long de la première mi-temps. Les trois centraux marseillais ont effectué un marquage strict sur les trois attaquants du 4-3-3 de Jean-Marc Furlan, tandis que la doublette Veretout – Rongier à la récupération n’a laissé aucun répit aux deux milieux relayeurs adverses. Face au 4-2-3-1 niçois, même principe, à la différence que Rongier est redescendu seul en pointe basse pour marquer le meneur de jeu adverse.

Un marquage incessant qu’Igor Tudor a réemployé en Ligue des Champions cette semaine. Tottenham a été grandement gêné par la pression olympienne en première mi-temps, cependant Harry Kane a posé problème à la défense marseillaise par sa capacité à garder le ballon sous pression. C’est sur une phase de transition où Heug Min Son trouve Harry Kane en appui que Marseille a perdu le match juste après la pause. Le buteur de Tottenham a ensuite pu lancer la flèche coréenne en profondeur. En retard, Chancel M’Bemba a tenté un coup de poker en taclant, mais s’est loupé, écopant d’un carton rouge dans la foulée. L’OM a finalement encaissé l’ouverture du score à la 76ème sur une grosse erreur de marquage à la suite d’un centre. Une finalité assez paradoxale pour une équipe irréprochable défensivement depuis quelques semaines.

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Les pistons, clefs du système Tudor

La formation phocéenne s’organise en 3-4-2-1 avec deux milieux offensifs positionnés derrière l’attaquant de pointe qui participent au travail défensif collectif. La hiérarchie n’est pas encore complètement fixée à ce poste, cependant Tudor a privilégié des profils plus athlétiques en titularisant Gerson et Guendouzi contre Tottenham. Généralement utilisé sur un couloir, Cengiz Under a apporté satisfaction au poste de milieu offensif droit contre Auxerre en créant beaucoup de dangers et en étant à l’origine du premier but marseillais. La suspension de Rongier, aligné à la récupération avec Veretout dans un milieu à deux, amènera Tudor à effectuer des changements contre Lille. Par ailleurs, l’OM exploite les espaces sur les côtés à travers des renversements de jeu permis par ses milieux de terrain habiles balle au pied. Recrutés pour occuper les rôles de piston, Nuno Tavares (à gauche) et Jonathan Clauss (à droite) sont les tubes de l’été à Marseille. Dévoreurs d’espaces, les deux joueurs de couloirs percutent et prennent la profondeur pour étirer le bloc adverse. Le piston gauche, prêté par Arsenal, est l’une des révélations du début de saison en Ligue 1 avec trois buts marqués.

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Jonathan Clauss à l’OM, un choix qui a du sens

Désireux d’un nouveau challenge cet été à Lens, Jonathan Clauss est finalement resté en France en rejoignant l’Olympique de Marseille. L’international français s’est très vite révélé essentiel dans le système d’Igor Tudor par son activité offensive sur le côté droit. Sa première en Coupe d’Europe mercredi dernier a par ailleurs été encourageante. S’il a eu du déchet dans le dernier geste, le piston droit de 29 ans a répondu présent mentalement et physiquement. Après six journées de Ligue 1, son bilan statistique reste correct avec deux passes décisives inscrites réalisées contre Brest et Nice. En conférence de presse, Clauss a expliqué sa façon de procéder avec son homologue portugais, Nuno Tavares, en phase de pressing : « C’est beaucoup dans la concentration et dans la vision. Quand Nuno va presser, je resserre dans l’axe pour passer quasiment à une défense à quatre. Pareil de l’autre côté pour Nuno. C’est surtout à l’appréciation de l’action, dès fois on monte tous les deux. Nuno et moi, on n’est pas des robots et on ne sera pas décisifs à tous les matches, toute l’année. Mais on sait gérer différemment parfois en défendant bien. ».

La rencontre du soir ressemble à un vrai duel tactique entre deux coachs qui font fortes impressions pour leurs débuts en Ligue 1, Paulo Fonseca et Igor Tudor. Par ailleurs, le LOSC reste sur quatre matchs de rang sans défaite face à l’Olympique de Marseille.

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