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Ventes de joueurs, le LOSC est proche du milliard

Emile Simon

Publié

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Crédit photo : IconSport

Engendrés par l’arrêt Bosman et la hausse des droits TV en Europe, les transferts permettant aux clubs de recruter la perle rare, ont explosés depuis 2000. Le LOSC s’approche tranquillement du milliard d’euros d’indemnités perçues.

Avant 2000, les transferts “payant” valent moins que la billetterie

Certes le LOSC d’après guerre avait déjà réalisé quelques mutations payantes pour éponger les dettes accumulées lors des années fastes. Notamment celui de Jean Vincent, transféré au Stade de Reims pour un record de 19,5 millions d’anciens francs (d’avant 1960), ainsi que la recette d’un Lille – Reims. L’économie du football était bien différente. Les municipalités étant le principal actionnaire, les dépenses étaient mesurées, et la billetterie stade représentait alors un revenu plus important que les indemnités de transfert.

Sur les 400 joueurs qui ont quitté le LOSC entre 1944 et 2000, au moins 75 ont pris leur retraite dans la foulée, et une énorme majorité sont partis libres. On estime donc à un cumul maximal de 20M€, les indemnités perçues  par le club, avant son soixantième anniversaire.

La SASP, puis l’ère Michel Seydoux, le début du “club tremplin”

Devenu SAOS puis SASP lors de la privatisation orchestrée par le duo Graille/Dayan au début des années 2000, le club revient sportivement sur le devant de la scène. Une première qualification en Champion’s League (2001/2002), attire le regard des plus grands clubs européens, c’est alors que certains joueurs vont passer directement du LOSC aux mastodontes du continent. Pascal Cygan (vers Arsenal) ou Bruno Cheyrou (vers Liverpool) lors du mercato estival 2002 en sont les premiers exemples. Si ces deux joueurs ont été formés au club, avant de fructifier plusieurs saisons avec l’équipe première ; l’arrivée de Michel Seydoux et de son entraineur Claude Puel va modifier la donne. En parallèle de la formation, le club va également recruter de jeunes espoirs, dans le but de réaliser des plus-values lors du mercato.

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Lors des années 2000, ce sont plus de 100M€ cumulés qui vont rentrer dans les caisses. Les plus grosses ventes étant principalement à mettre à l’actif de joueurs non formés au club (Bastos, Keita, Odemwingie, Abidal, Bodmer)… et souvent vers l’Olympique Lyonnais, club qui survole alors le championnat de France.

La décennie 2010 : le demi-milliard

Entre 2010 et 2019, la somme récoltée va quadrupler, puisque plus de 450M€ d’indemnités ont été perçues par le LOSC. La manne financière détenue par la Premier League anglaise étant souvent à l’origine des mutations les plus onéreuses (Pépé, Hazard, Boufal, Bissouma, Gervinho, Origi…).

Malgré le COVID, déjà plus de 200M€ depuis 2020

Les chiffres officiels de “l’opération Osimhen” ne seront jamais connus. Par ailleurs le COVID a légèrement perturbé le marché à partir de 2020, toutefois, le LOSC a réédité quelques gros transferts ces deux dernières années.

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En effet, Botman, Gabriel, Soumaré, Ikoné, Maignan ou Araujo sont tous partis contre un chèque d’au moins 10M€ pour les finances lilloises. Et surtout, les offres proposées cet été pour des joueurs recrutés par la nouvelle direction (Onana ou Zhegrova) laissent penser que le milliard pourra être atteint d’ici quelques saisons.


N’oubliez pas de retrouver notre série d’articles sur : Pourquoi le LOSC est obligé de vendre ses meilleurs joueurs

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