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Loft, Bielsa, Qäbälä… Julian Palmieri revient sur son passage au LOSC

Raphael Marcant

Publié

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Crédit Photo : Icon Sport

Au LOSC, Julian Palmieri a vécu une année compliquée avec la vente du club et l’arrivée du trio formé par Gérard Lopez, Luis Campos et Marcelo Bielsa. Une période sur laquelle il revient lors de l’émission du Bistrot AllezleLOSC.

Débarqué du côté du LOSC le 2 juillet 2016, Julian Palmieri était un choix de Frédéric Antonetti, technicien des Dogues sous l’ère Seydoux. Une arrivée qui s’est rapidement transformée en cauchemar alors que des rumeurs de vente s’additionnaient aux résultats négatifs du club : « Quand je signe au LOSC, j’ai eu Frédéric Antonetti au téléphone et il était déjà question de prolongation de contrat. Il en parlait et était particulièrement investi. Après, j’ai eu M.Seydoux et M.Vandamme qui ne m’ont pas parlé du tout mais alors pas du tout de la vente du club. Quand je signe, on est en juin, je ne sais rien de la vente du club puis, très rapidement, vers fin juillet ou début août, ça commence à arriver jusqu’à nos oreilles. On sait qu’on va partir vers quelque chose de compliqué, alors qu’on vient de se faire sortir par Qäbälä (04/08/16, 3ème tour préliminaire de Ligue Europa, ndlr), une honte puis on perd face à Metz (3-2)… C’était une saison bizarre avec des résultats bizarres, une façon de jouer bizarre. L’ambiance était assez étrange, on entendait beaucoup de chose. Je pense que certains cadres avaient plus d’infos mais ne pouvaient rien lâcher. On savait qu’il allait se passer quelque chose mais on ne savait pas quand. On a eu 3-4 coachs, c’était un bordel sans nom ».

Une saison chaotique qui s’est rapidement poursuivie par la vente du club et le passage de flambeau entre Michel Seydoux et Gérard Lopez. Une arrivée particulièrement manquée dans le vestiaire : « En décembre, des choses ne nous ont pas plus. A son arrivée, Gérard Lopez nous a dit qu’il n’y allait pas avoir de changement puis 8 joueurs arrivent. Luis Campos essayait déjà d’avoir la main mise avec ses propres joueurs. Pour moi, ce n’était pas à nous d’apprendre le portugais mais à eux de s’adapter. C’était une saison très compliquée ». 

Un recrutement important qui a chamboulé tout un vestiaire avant que la suite de son histoire lilloise ne s’écrive. Une fin d’aventure au goût amer symbolisée par le loft mis en place par Luis Campos et Marcelo Bielsa. Une décision sportive catastrophique pour Julien Palmieri : « Ce choix (du loft, ndlr) a été une erreur monumentale. Pas parce que j’y étais mais parce qu’il y avait des joueurs avec une certaine aura. C’était irrespectueux et impensable, avec l’ancienne direction, que cela se passe comme ça. Au stade, on le voyait, mais c’était flagrant, que l’équipe manquait d’expérience, de leaders. C’est pour ça qu’on espérait à un moment pouvoir faire notre retour. On voyait que l’équipe allait mal mais on restait pourtant à l’écart. Tous les jours, on voyait un nouveau joueur arriver et prendre notre numéro. A partir de là on a vite compris que quoiqu’il se passe, le loft, et tout ce qui avait plus de 30 ans, devait dégager ».

Une décision radicale controversée dont l’ensemble des joueurs impliqués n’a pas eu la moindre explication : « On n’a jamais eu d’explications mais juste Bielsa qui est venu une petite minute, pour nous serrer la main, nous dire bonjour et nous souhaiter bonne chance pour la suite. Ça a été un fiasco total. Beaucoup se sont enflammés, et à juste titre après son bon travail à l’OM, mais il allait très bien avec ce club. Ça n’a pas matché avec Bielsa, il n’était pas du tout réceptif aux valeurs du Nord, à ce côté proche des gens, avenant… Il était froid comme la glace, ce qui n’était pas possible pour un club comme Lille. (…) Tu as l’impression qu’à tout moment il peut te lâcher et qu’il n’ira pas à la guerre avec toi. A son arrivée, je pensais qu’il allait pouvoir nous apporter ce qui nous avait manqué avec de la rigueur, de la grinta… mais il est arrivé totalement différent, dans sa bulle à lui, sans capter personne en faisant son truc de son côté ». Un état d’esprit qui lui aura été fatal alors que la suite de l’histoire du LOSC s’est écrit sous la houlette d’un Christophe Galtier.

 

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