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Les remontadas du LOSC au classement depuis 2009

Joseph Da Rocha

Publié

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Crédit photo : IconSport

Le LOSC est un habitué des débuts de saison en dents de scie. Pourtant, cela ne l’a pas empêché de terminer à plusieurs reprises dans des places qualificatives pour les coupes européennes. Retour sur ces remontadas du LOSC depuis 2009.

Des points perdus qui coûtent cher

En 2009-2010, les Dogues sortent d’une saison conclue par un top 5, qui leur permettra de retrouver la Coupe d’Europe après trois ans de disette. Mais tout ne va pas se passer comme prévu : après un début de saison cataclysmique, marqué par le vrai-faux départ de Rudi Garcia et par des remous en interne, le LOSC pointe déjà à dix longueurs du top 5, son objectif initial, avec 10 points pris en autant de journées. Au cœur de l’hiver, les Lillois commencent finalement à dérouler, passant 4 buts à Monaco, Nancy, Saint-Etienne, Valenciennes et Lyon durant le mois de décembre.

La force de frappe lilloise est impressionnante : Hazard, Gervinho, Frau ou encore Cabaye sont en état de grâce, et terminent tous les quatre la saison avec plus de dix buts au compteur. A la fin de la 37ème journée, Lille est deuxième, et peut espérer se qualifier pour la plus prestigieuse des compétitions européennes. Mais en déplacement à Lorient, les Dogues sont défaits 2-1 et voient Lyon et Auxerre leur passer devant. Malgré tout, les Lillois peuvent se contenter d’une belle quatrième place, qui n’était clairement pas acquise au vu du début de saison raté.

Les années ont passé et le LOSC a changé de cap : fini les années Seydoux, place au projet de l’hispano-luxembourgeois Gérard Lopez. Si les premiers mois de la nouvelle direction sont très compliqués, la saison 2018-2019 voit le LOSC terminer dauphin du PSG, synonyme de qualification en Ligue des Champions. En 2019-2020, le mercato est agité, avec les départs de Pépé et Leao et les arrivées de Yazici et Sanches notamment. Mais sans la BIP-BIP, le LOSC laisse passer des points faciles, face à des équipes en méforme ou de calibre inférieur (défaite à Toulouse, Amiens ou Dijon), et est plusieurs fois distancé par le concurrent rennais, 6 points devant, et par l’OM, avec 9 points de plus au cœur de l’hiver.

Une fois les maux de janvier passés, le club de la capitale des Flandres se remet en ordre de marche et enchaîne les victoires. Les bookmakers voient bien le LOSC revenir pour chiper la place de ses concurrents au podium. A un point de Rennes à la 28ème journée, les Dogues se voient finalement stoppés nets par la pandémie de Covid-19. Les points perdus face aux petites équipes auront coûté chers aux Lillois.

Attention aux pannes de réveils…

Après un doublé en 2011 et un podium en 2012, les Dogues entrent dans le Grand Stade à l’été de cette même année avec, à la clé, une qualification en Ligue des Champions obtenue face à Copenhague dans une enceinte en fusion pour l’un de ses premiers matchs. Mais essoufflés par cette double confrontation, les Nordistes n’arrivent pas à enchaîner en championnat. Annoncé comme l’un des favoris pour le titre, le LOSC ne répond pas présent et se retrouve vite distancé par les équipes du top 5. Les recrues Kalou et Martin sont transparentes et les cadres champions deux ans plus tôt sont à la peine. A la 23ème journée, Lille est à 7 points du top 5, et à 11 points du podium, bien loin de ses ambitions du début de saison. Mais Rudi Garcia et son groupe ont de la ressource.

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Après un déplacement au Parc en janvier, le LOSC, bien que défait 1-0, montre un bien meilleur visage. Paradoxalement, c’est cette défaite qui va servir de déclic au groupe lillois, puisque dans les 11 matchs qui suivent, le LOSC enchaîne huit victoires pour deux matchs nuls et une défaite. L’équipe nordiste retrouve tout ce qui faisait sa force, avec une attaque impitoyable (quatrième meilleure cette année-là) menée par un repositionnement gagnant de Kalou en pointe. Quatrièmes au soir de la 36ème journée, les Dogues peuvent même rêver d’une qualification en Ligue des Champions, ne pointant plus qu’à trois points du podium. Mais après avoir lâché des points bêtement (face à Sochaux, Montpellier et Troyes), le LOSC se retrouve 6ème au soir de la dernière journée. Avec la victoire de Bordeaux, septième du championnat, en Coupe de France, le LOSC n’est pas récompensé de sa belle deuxième partie de saison par une qualification en Coupe d’Europe.

Un an plus tard, les Lillois sont coachés par René Girard, et sortent d’une très belle saison conclue par un podium en Ligue 1. Après d’excellents débuts en Ligue 1, les Dogues paient leurs quatre matchs de barrage de Ligue des Champions à l’été, qui les verra finalement reversé en Ligue Europa. En difficulté financièrement, et auteur d’un mercato moyen, le club s’enlise dans les profondeurs du classement, jusqu’à côtoyer la zone de relégation dans le courant du mois de décembre. Jusqu’en février, les Lillois n’y arrivent pas, et pointent à 12 points du top 5. Mais après un match déclic face à Lyon en deuxième partie de saison, le LOSC retrouve un rythme de haute volée, avec 6 victoires enchaînées en 7 matchs entre février et avril. Le LOSC a refait une partie de son retard, et peut espérer rejoindre la sixième place, qualificative en Coupe d’Europe grâce aux victoires de Paris dans les différentes compétitions nationales, et qui ne pointe plus qu’à 4 points. Mais après une défaite cinglante face à cette même équipe parisienne (6-1), le LOSC terminera huitième. Le réveil aura été trop tardif, et surtout, de trop courte durée.

Du maintien au top 5, il n’y a qu’un pas

Après cette saison galère, René Girard est remplacé par Hervé Renard. Un nouveau cycle s’annonce : le LOSC veut miser sur sa formation et sur des jeunes joueurs pour rééquilibrer les comptes, dans le rouge avec l’arrivée au Stade Pierre-Mauroy et sans qualification pour la Coupe d’Europe. Après un mercato marqué par de nombreuses arrivées et départs, les Dogues connaissent un début de saison catastrophique, marqué par de nombreux matchs nuls. Renard est rapidement limogé faute de résultats convaincants et Frédéric Antonetti vient pour le remplacer.

A ce moment-là, le club nordiste pointe à 11 longueurs du top 5, qui semble encore une fois bien loin. Mais le coach corse ramène de la rigueur et un plan de jeu intéressant, obtenant des résultats qui permettront au LOSC de remonter au classement. Avec 10 victoires et 6 matchs nuls sur la phase retour, les Dogues montrent un autre visage et parviennent à accrocher le top 5 à la dernière journée. Les Lillois peuvent même faire la fine bouche : sans des points bêtement perdus face à Angers, Guingamp ou Marseille, les Dogues pouvaient espérer figurer sur le podium, à 5 longueurs le soir de la dernière journée de championnat. Parallèlement, Antonetti ramène le LOSC en finale de Coupe de la Ligue, et passe à peu de choses de remporter l’épreuve face au PSG.

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La saison suivante, le LOSC doit disputer les barrages de Ligue Europa face à Qabala. Le match piège au possible, car les Dogues ne peuvent pas compter sur l’ensemble de leur effectif sur les deux confrontations, et doivent parcourir bon nombre de kilomètres pour se rendre en Azerbaïdjan. Eliminé lors du match retour, les Lillois enchaînent les désillusions : sans qualification en coupe d’Europe, le LOSC perd de l’argent, et doit réduire la voilure. La DNCG prive le club de recruter à titre onéreux, et l’entraîneur de l’équipe première, Frédéric Antonetti, retenu alors qu’il souhaitait partir, semble lâché par une partie des cadres. Faute de moyens, Lille vend ses meilleurs jeunes (Guirassy, Pavard), qui se révéleront comme des joueurs aguerris dans divers championnats européens. Après un début de saison cauchemardesque, le LOSC pointe à la dernière place au classement après une défaite à Saint-Etienne lors de la 7ème journée.

Perturbé par un rachat qui s’annonce en coulisses, le groupe lillois voit son entraîneur limogé à la 13ème journée, remplacé par Patrick Collot. L’intérim de l’ancien joueur des Dogues commence parfaitement : en 4 matchs, les Nordistes l’emportent trois fois, pour un match nul. Les supporters lillois peuvent croire en une remontée, comme l’année précédente, ne pointant plus qu’à 6 points du top 6 à la 17ème journée, dans une Ligue 1 toujours plus serrée. Mais le LOSC, beaucoup trop inconstant, finira par se battre toute la saison pour son maintien, ne recollant jamais aux places européennes malgré de bonnes prestations face aux gros (victoire contre l’OL et Nantes, nul contre l’OM et Saint-Etienne).

Des facteurs déterminants ?

Un constat se dégage donc sur la dernière décennie : il est régulier que le LOSC passe à côté de son début de saison (huit fois sur les douze dernières saisons). Les maux des mauvais débuts de saison du club nordiste sont souvent les mêmes : des problèmes en interne ou un surplus de matchs dès le début de la saison (barrages de coupe d’Europe, trophée des champions) semblent pénaliser la dynamique de l’équipe lilloise. La décompression qui suit presque naturellement une belle saison peut aussi en être la cause. Autre explication possible : la situation du marché des transferts. Lorsque le LOSC subit les événements et doit attendre une vente, le début de saison lillois semble rendu plus difficile. Enfin, les compétitions internationales (Euro 2012, 2016 et 2018, Coupe du Monde 2014) semblent également créer des problèmes pour les Dogues au moment de revenir à Luchin. Les meilleurs joueurs du club partent en sélection et sont donc absents de la préparation ou suffisamment exposés pour être transférés vers d’autres cieux.

Cette saison, le LOSC a dû faire avec un mélange de chacun de ces éléments. Si le club a raté ses premières semaines de compétition, il semble reprendre du poil de la bête depuis le mois de novembre. Et c’est une bonne nouvelle car lorsque le LOSC se réveille suffisamment tôt (autrement dit, avant la fin de la phase aller), il termine toujours dans les quatre premiers. Toutefois, un réveil doit s’affirmer sur la durée, et les Lillois vont devoir prouver que le simple regain de forme entrevu depuis l’exploit de Séville n’est pas qu’un simple sursaut mais bien le début d’une dynamique qui permettra au LOSC de retrouver les sommets du classement.

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