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Les cinq moments marquants de la première partie de saison du LOSC

Joseph Da Rocha

Publié

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Crédit photo : IconSport

Entre une drôle de préparation et une qualification en huitièmes de finale de Ligue des Champions, le LOSC est passé par toutes les émotions depuis début juillet. Retour sur les cinq moments marquants de la première partie de saison lilloise.

3 juillet : Une préparation rocambolesque

Le LOSC a à peine eu le temps de digérer son titre que la nouvelle saison s’annonçait. Les médias sont formels : une saignée attend l’effectif lillois et elle semble se confirmer avec les départs actés de Maignan et Soumaré. Christophe Galtier, coach du maintien en 2018 puis du titre de 2021, quitte le club dans des conditions surréalistes. Son nouveau club, l’OGC Nice, refuse de payer son transfert. L’affaire traîne, et la situation entre Olivier Létang et Christophe Galtier se dégrade. Enfin transféré le 27 juin, les supporters lillois pensent tenir le remplaçant de l’ancien coach de l’ASSE avec Claudio Ranieri, en pôle position pour le remplacer. Mais le 3 juillet, alors que les Dogues ont déjà commencé leur pré-saison, l’entraîneur breton Jocelyn Gourvennec est nommé entraîneur du LOSC à la surprise générale. La colère gronde et l’inquiétude gagne les têtes de supporters lillois, bien vite retombés de leur petit nuage du titre.

14 août – LOSC – OGC Nice (0-4) : Les Lillois giflés à domicile

Malgré sa nomination surprise, Jocelyn Gourvennec propose, pendant la préparation, un style de jeu intéressant, avec quelques innovations par rapport à la tactique proposée par Christophe Galtier. Début août, le LOSC vient même à bout du PSG pour le Trophée des Champions (1-0). Un exploit, Paris ayant enchaîné 7 victoires consécutives depuis 2013.

Toutefois, le mercato lillois a bien du mal à démarrer et certains événements extra-sportifs viennent ternir le tableau (bagarre Djalo-Xeka en match amical, piques envoyées entre ancienne et nouvelle direction). Le groupe lillois n’est pas au complet avec le retour tardif des internationaux turcs et portugais, ce qui n’arrange pas les affaires du staff de l’équipe première. Le climat général n’est pas bon et certains médias avancent même des tensions en interne, notamment au sujet des primes liées au titre. Pas l’idéal pour préparer une saison d’après-titre. Le 14 août, la situation explose lorsque le LOSC, pour son premier match à la maison post-titre avec supporters, est giflé par le Nice de Galtier sur un score sans appel de quatre buts à zéro. Une véritable débandade qui alerte, car dans un mois, le LOSC démarre sa campagne de Ligue des Champions en tant que champion de France en titre…

16 octobre – Clermont – LOSC (1-0) : Faible contre les faibles ?

Depuis le match face à Nice, le LOSC est sur courant alternatif. L’équipe championne, quasiment intacte et renforcée de trois arrivées, ne trouve pas son rythme. Malgré des victoires face à Reims, Strasbourg et Montpellier et de belles prestations contre l’OM et Wolfsburg, Lille a rechuté dans des matchs insipides face à Lorient, Salzbourg et Lens. De retour de trêve internationale, les Lillois se déplacent à Clermont, face à une équipe en moins bonne forme et avec l’un des plus petits effectifs de Ligue 1. Pourtant, le LOSC est bousculé et n’arrive pas à mettre en danger l’équipe de Pascal Gastien. Pire, les Nordistes encaissent un superbe but de Vital Nsimba. Lille ne s’en relèvera pas et rentrera bredouille de son déplacement à Gabriel-Montpied. Une grosse désillusion qui n’augure rien de bon pour les prochaines échéances à venir, et qui semble confirmer un constat qui va se répéter jusqu’en décembre : le LOSC est fort avec les forts, et faibles avec les faibles. A l’issue du match, le Président lillois, Olivier Létang, se montre très mécontent au micro de Prime Vidéo : « En terme de contenu, on a touché le fond ce soir. On a été très mauvais, il n’y a rien d’autre à dire. Dans le sport de haut niveau, quand on n’arrive pas à montrer certaines valeurs, quand on a une telle pauvreté individuelle et collective comme aujourd’hui, on n’arrive à rien (…) Il faut rebondir très vite. »

2 novembre – Séville – LOSC (1-2) : Les Dogues chassent la malédiction

Le mois de novembre commence à peine que le LOSC est déjà à un tournant de sa saison. Malgré de bonnes choses entrevues contre Paris et Séville quelques jours plus tôt, les Dogues n’arrivent pas à faire tourner les matchs en leur faveur. Sous le feu des critiques, Jocelyn Gourvennec semble proche de la sortie à plusieurs reprises. Les joueurs sont aussi conspués pour leurs prestations médiocres, bien loin du niveau de la saison passée. En face se dresse alors le favori du groupe G, le FC Séville, au coude à coude avec le Real Madrid en Liga et meilleure défense du championnat espagnol. Pour tous les bookmakers, ça ne fait aucun doute : Lille a laissé passer sa chance de se qualifier en Ligue des Champions et va s’incliner à Sanchez-Pizjuan.

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Le premier quart d’heure de la rencontre laisse en effet penser que les observateurs avaient eu raison : le LOSC encaisse un but dès la 5ème minute, et ne montre rien, ou presque, dans le jeu. Mais un élément va relancer les Dogues. Peu après la vingtième minute, Jonathan David est fauché dans la surface mais l’arbitre ne siffle rien. Ce qui va avoir le don de remettre les Lillois dans le match. En fin de première période, les Dogues reviennent au score grâce à un pénalty de Jonathan David. Ikoné est proche de doubler la mise dans le temps additionnel, en vain. Les Dogues rentrent au vestiaire en laissant l’impression qu’il y a la place pour aller chercher la victoire. En deuxième période, le LOSC démarre sur les chapeaux de roue : après une belle action collective, Weah manque de peu de reprendre un centre de Bamba. Celik revient à la charge, mais trouve le poteau de Bounou… avant qu’Ikoné, qui avait bien suivi, se rattrape de son immanquable de la première mi-temps en propulsant le ballon au fond des filets. Le LOSC restera solide et sérieux pour aller chercher sa première victoire en Ligue des Champions depuis 2013, et peut se permettre de rêver des huitièmes.

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8 décembre : 15 ans après, le LOSC en huitièmes de finale de Ligue des Champions

Le LOSC va mieux en championnat, et semble redevenu une équipe solide et capable d’enchaîner depuis le miracle de Séville. Outre des accrocs face à Brest, Angers et Nantes (mais sans défaite), les Lillois l’ont emporté face à Salzburg, leader du groupe avant le match, avant de mettre fin à l’invincibilité du Stade Rennais au Roazhon Park, et d’enchaîner face à Troyes trois jours plus tard. Face à Wolfsburg, le LOSC a rendez-vous avec son histoire : voilà quinze ans qu’il n’a pas mis les pieds en huitièmes de finale de Ligue des Champions. Contre les Loups, un petit nul suffirait pour assurer la deuxième place du groupe.

Dans une Volkswagen Arena qui sonne bien vide en raison des restrictions sanitaires, les Dogues montrent très vite qu’ils n’ont pas l’intention de mal finir le travail. Dès la 10ème minute, le contre éclair mené par Jonathan Ikoné, intenable ce soir-là, se conclut par un but du Kral Burak Yilmaz, si critiqué pour ses performances moyennes depuis le début de la saison. Derrière, le LOSC tient sans trop se faire peur. Jocelyn Gourvennec procède alors à un coaching gagnant : Angel Gomes et Amadou Onana entrent en lieu et place de Burak Yilmaz et Gabriel Gudmundsson. Dans la foulée, le jeune anglais est passeur décisif pour David, puis buteur quelques minutes plus tard sur une action initiée par la récupération d’Onana. Le LOSC encaisse un but anecdotique en toute fin de match qui ne changera rien à l’issue de la rencontre. Le club nordiste se retrouve en huitièmes de finale de Ligue des Champions pour la deuxième fois de son histoire. Signé Gourvennec.

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