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Décryptage tactique d’une rencontre à deux visages du LOSC face à Reims

Rayan Bja

Publié

le

Crédit photo : Imago

Face à Reims, Lille a réalisé deux mi-temps totalement différentes : une première totalement dominée et une seconde où les Dogues ont subi les assauts rémois. Retour sur la prestation lilloise d’un point de vue tactique.

Une première mi-temps quasiment parfaite

Dès le coup d’envoi de cette 7ème journée de Ligue 1, Jocelyn Gourvennec et son staff ont décidé de modifier leur structure d’équipe, notamment avec ballon. Si le 4-4-2 est toujours présent sur le papier, ce n’est plus Zeki Çelik qui se glisse dans l’axe central lorsque le LOSC a le ballon mais bien Benjamin André, laissant l’international turc jouer plus haut dans son couloir. Ce changement de position a également permis à un Jonathan Ikoné d’être davantage dans le cœur du jeu, tout comme Timothy Weah à l’opposé avec Gabriel Gudmundsson qui prenait l’intégralité du couloir gauche. L’autre différence se trouvait également dans le positionnement de Jonathan David, qui évoluait dans une position de meneur de jeu, en soutien de Burak Yilmaz, décrochant à de nombreuses reprises entre les lignes et se retrouvant sur la même ligne qu’Ikoné et Weah, proposant une solution supplémentaire dans l’axe.

Configuration lilloise sans ballon (visible à 09:40) et avec ballon (visible à 09:10)

Cette position de David a particulièrement gêné le bloc défensif rémois, partagé entre la gestion de la profondeur avec les appels de Burak Yilmaz et les décrochages incessants de Jonathan David dans l’entrejeu. C’est d’ailleurs sur une action de ce style que Lille va ouvrir le score avec un relais à l’intérieur du jeu d’Ikoné pour Benjamin André qui lance Burak Yilmaz parfaitement dans la profondeur. L’autre caractéristique de la bonne première mi-temps lilloise réside dans ce positionnement plus axial des deux ailiers, à savoir Ikoné et Weah. Ainsi, lors des nombreuses phases de domination, les Dogues se sont très souvent retrouvés à trois voire quatre joueurs dans la surface. Une projection en nombre et utile puisqu’elle ajoute du danger à gérer pour la défense adverse, comme sur l’ouverture du score où Yilmaz profite de l’appel au premier poteau de Weah pour servir David seul au second poteau.

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L’entrée de Kebbal perturbe le bloc lillois

A la pause, l’entraîneur rémois, Oscar Garcia, décide de changer totalement de système et passe d’un 3-4-3 à un 4-2-3-1 avec l’entrée d’Ilan Kebbal en meneur de jeu. Et c’est l’ancien joueur de Dunkerque qui va totalement changer la tournure du match par son rôle d’électron libre et sa capacité à se placer entre les lignes. Le rapport de force va d’autant plus changer que, peu de temps après la reprise de la seconde période, les ailiers lillois ne vont pas réussir à s’adapter à cette nouvelle formule rémoise, laissant le milieu de terrain lillois et les latéraux en infériorité numérique à de nombreuses reprises. Si l’entrée d’Angel Gomes à l’heure de jeu va permettre de sécuriser le couloir gauche et réduire l’influence d’un duo Kebbal-Mbuku qui se trouvait trop facilement, les attaques rémoises vont basculer à l’opposé avec notamment l’entrée d’Alexis Flips. Le penalty rémois viendra de l’ancien lillois qui, bien placé entre les lignes, va profiter de cette structure défensive moins organisée dans le couloir droit pour lancer son avant-centre dans le dos de José Fonte. Ce n’est que l’entrée de Yusuf Yazici qui va permettre aux Dogues de retrouver une assise défensive plus évidente à gérer pour une équipe lilloise mise en difficulté en deuxième mi-temps.

La composition rémoise en première et en deuxième période

Lors du dernier quart d’heure, Lille va ainsi moins subir les attaques rémoises et se procurer quelques situations de transitions mal jouées, notamment par Yusuf Yazici. Au final, les Dogues s’imposent 2-1 face à Reims, au terme d’une rencontre où les Lillois auront été séduisants en première période avant de se laisser aller, possiblement par le stress du résultat mais aussi par la réorganisation tactique rémoise, en deuxième mi-temps avec des joueurs moins appliqués au niveau du plan de jeu et qui ont permis à l’adversaire du soir d’espérer revenir au score. Une situation qui n’a pas été fatale aux joueurs lillois hier soir mais qui pourraient l’être lors des prochaines échéances avec un déplacement à Strasbourg, à Salzburg et la réception de Marseille d’ici la trêve internationale.

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