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Vincent Labrune veut réformer le football français

Rayan Bja

Publié

le

Crédit photo : Imago

Nommé président de la Ligue de Football Professionnel en septembre dernier, Vincent Labrune a eu un début de présidence très chargé entre la défaillance de Mediapro, la difficulté financière des clubs français et l’appel d’offres pour les droits TV.

Pour L’Equipe, l’homme de 50 ans est revenu sur le choix du football français de privilégier l’arrivée d’Amazon à la continuité avec Canal+ et BeIN Sports. Un choix qui s’explique d’un point de vue financier mais pas seulement : « Amazon était mieux-disant financièrement. Dans la situation où se trouvent les clubs, il était difficile d’expliquer que 60 millions garantis de plus par an, c’était moins bien que 78 millions hypothétiques, comme le proposait Canal +. Sur 600 millions d’euros de droits, ça fait quand même un écart de 10 %. Il faut comprendre le traumatisme vécu par les clubs avec l’affaire Mediapro. On passe d’un acteur qui n’était pas réputé pour sa solvabilité, c’est le moins que l’on puisse dire, à la deuxième plus grosse entreprise mondiale qui pèse plus de 1 600 milliards de capitalisation boursière. Amazon a vocation à devenir l’un des plus gros acteurs du marché des droits sportifs dans les vingt ans qui viennent. Et c’est accessoirement un partenaire que toutes les ligues du monde entier s’arrachent et rêvent d’avoir pour le futur. Il faudrait être fou pour refuser Amazon, laisser passer ce train, et prendre le risque qu’il ne revienne pas la prochaine fois (…) On est dans une situation financière dramatique. Le football aujourd’hui, c’est la sidérurgie il y a quarante ans. On est exsangues financièrement, tout le monde le sait. 60 millions d’euros d’écart (entre l’offre de Canal+/BeIN Sports et celle d’Amazon/BeIN Sports), soit 180 millions sur trois ans, pour des clubs qui ne savent même pas comment ils vont finir l’exercice, c’est beaucoup d’argent. »

En difficulté financière, les clubs français vont devoir réduire la voilure comme l’a confirmé Vincent Labrune lors de cette interview. Mais pour lui, le retour à la compétitivité du football français, qu’il considère davantage en concurrence avec le football portugais, russe et ukrainien qu’avec le football espagnol, italien, anglais et allemand, passe de nombreuses réformes en France : « Le passage à 18 est la première brique d’une réforme plus globale qui vise à améliorer notre produit. Cela passera par un effort tout particulier sur la réalisation des matches, avec aussi des contenus inside. Et comme il n’y a pas de sujet tabou, évidemment qu’il faut ouvrir un sujet sur l’arbitrage. Sous réserve d’accord de la FIFA, il faut une sonorisation des arbitres pour qu’il y ait moins d’ambiguïtés sur certaines décisions. Et il faut un dialogue social beaucoup plus fort pour des réformes essentielles, comme le contrat de cinq ans pour les jeunes joueurs. Il faut sacraliser la formation à la française. Il n’est pas normal que nos meilleurs talents quittent le pays à 17 ans. Il faut aussi une limitation du nombre de joueurs pros par effectif. Et enfin, réfléchir à la mise en place d’un salary cap global par rapport au budget des clubs. Toutes les pistes qui vont permettre d’avoir un Championnat plus attractif, on va les accélérer. »

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