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Edito hebdomadaire : Désormais, plus le droit de se cacher

Rédacteur Ponctuel

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Crédit photo : Imago

En 45 minutes, le destin de la saison lilloise a de nouveau basculé. On dit peut-être cela à chaque journée de championnat, certes, mais cette remontée incroyable pour battre 3-2 l’Olympique Lyonnais permet de continuer à rêver du titre. Plus que quatre matchs pour que cela devienne réalité.

Il y a des matchs que l’on n’oublie jamais. Des matchs qui rentrent dans l’histoire. Des matchs aux scénarios fous que l’on ne peut même pas s’imaginer. Ce Lyon – Lille du dimanche 25 avril 2021 est de cette trempe. Pourtant, il était bien difficile d’être optimiste juste avant la mi-temps. Lyon mène alors 2-0, Lille abandonne provisoirement plus que son trône, mais bien sa place sur le podium. Mais c’est dans ces moments-là que les héros surgissent.

Ce coup de canon de Burak Yilmaz est peut-être un signe divin. Une inspiration incroyable. Ou juste le signe du talent incroyable de l’attaquant turc. Alors remercions Luis Campos, tout de même. Tu t’es peut-être brouillé l’entièreté du club, tu as peut-être bien piqué dans les caisses avec l’ami Gérard Lopez. Mais tu nous as quand même construit une magnifique équipe. Qui aurait imaginé il y a un an, en plein confinement, que Jonathan David et Burak Yilmaz nous maintiendraient à la tête du championnat. Nous pensions encore aux derniers exploits de Loïc Rémy et Victor Osimhen lors du dernier match de la saison, une impressionnante victoire face à Lyon. Des joueurs comme Renato Sanches, José Fonte, et bien évidemment le trio turc Celik – Yazici – Yilmaz ne seraient sûrement jamais venus à Lille sans son travail. Et il sera captivant de voir ce qu’il adviendra du prochain mercato estival sans l’expertise Campos.

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Cette victoire est évidemment aussi celle de Christophe Galtier. Nous pouvions parfois être déçus de son coaching trop attentiste sur certaines rencontres. Dimanche soir, ce fut tout l’inverse. Sortir Bradaric à la mi-temps, auteur d’une performance proche de la catastrophe, pour faire rentrer Reinildo fut un choix décisif. S’il fallait décerner la meilleure progression de la saison, il faudrait d’ailleurs ériger une statue devant le stade pour le Mozambicain. Galtier a également fait sortir André et Renato Sanches, deux grandes gueules, a relancé Luiz Araujo et Yusuf Yazici, tous deux en difficulté récemment mais décisifs sur les deux dernières semaines. Apparemment, selon certains, Christophe Galtier n’aurait plus la tête à Lille. Sa superbe roulade arrière au coup de sifflet final leur aura peut-être prouvé le contraire.

Champions League presque assurée : cap sur le titre

On commence à avoir l’habitude maintenant. Plus que six. Plus que cinq. Et maintenant, plus que quatre journées pour devenir champion. Les conditions n’ont pas changé. Quatre victoires, et Lille remportera bien la Ligue 1. Et difficile de penser que l’on pourra profiter de la moindre contre-performance de nos concurrents, tant Paris et Monaco sont impressionnants et ne lâchent rien. Pourtant, chaque semaine, c’est le Tour de France en avance : celui du supporterisme éphémère. Ce week-end angevin et messin n’aura pas été un grand succès. Alors, samedi prochain, juste avant notre rencontre face à Nice, nous porterons dans notre cœur notre meilleur ennemi lensois afin d’espérer qu’ils accrochent le PSG, tandis que dimanche soir, nous prierons pour que l’OL sache (pour une fois) tenir un résultat face à Monaco. Car parmi les quatre dernières équipes encore à jouer, Lille n’en a battu qu’une lors de la phase aller : Lens. Face à Nice, Saint-Etienne et Angers, le LOSC n’avait pas trouvé la solution. Et il parait présomptueux de penser que le match face aux Lensois sera facile, hormis s’ils décident de rejouer à 9 contre 11, comme à Pierre-Mauroy. Cette fin de saison n’a rien d’insurmontable, alors ne gâchons pas tout.

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Le titre, le titre, le titre. Évidemment, avec Lyon presque définitivement écarté de la course au podium, il ne reste maintenant plus qu’un objectif : être champion de France. Le plaisir de retoucher au trophée, au terme d’une année exceptionnelle, avec tellement de rencontres aux rebondissements à peine croyables, serait indescriptible. On repensera au doublé de Jonathan David face à Marseille, à la victoire à Paris, au coup-franc de Yilmaz face à Lyon, et tellement d’autres.

Mais la première place offrirait également un privilège peut-être plus futile, mais symboliquement invraisemblable. Celui d’être tête de série pour le tirage au sort de la prochaine Champions League. Chapeau 1. Voir notre nom près du Bayern Munich, de Manchester City ou de l’Inter Milan dans les petites boules serait un sacré moment d’histoire pour le club. Bien plus que d’aller se coltiner des tours préliminaires casse-gueules à la fin de l’été en finissant troisième de Ligue 1. De la gloire au désespoir, cela n’est l’affaire que de quelques points. Quelques détails. Un coup-franc en lucarne. Espérons que fin mai, le Dogue rugisse plus fort que tous.

Timothée Barnaud

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