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Edito hebdomadaire : Un rêve toujours plus réel

Rédacteur Ponctuel

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Crédit photo : Imago

Lille n’aura donc laissé le leadership de Ligue 1 au PSG qu’une journée. Que celle-ci parut longue, avec la trêve internationale. Le temps de douter, de ressasser les échecs récents. Mais quelle meilleure manière pour le récupérer que cette superbe victoire 1-0 au Parc des Princes.

Grandiose. Cruciale. Comment définir l’importance de cette victoire ? Avant le choc au sommet de cette 31ème journée de Ligue 1, il y avait des raisons d’être inquiet. Lille restait sur une mauvaise série, alors que Paris venait de détruire Lyon pendant une bonne heure de jeu, avant de se relâcher. La trêve internationale aura eu raison des joueurs turcs, avec Celik et Yazici covidés, alors que Burak Yilmaz a quasiment joué l’intégralité des trois matchs avec la sélection.

Soyons réalistes. Une victoire parisienne leur aurait très certainement ouvert l’autoroute du titre. Lille, plongé en plein doute, aurait dû recalibrer ses objectifs pour ne surtout pas chuter du podium. Mais il y a cette victoire. 1-0, la plus petite des marges. Elle fait basculer cette saison de l’incroyable à l’exceptionnel. Car Lille n’est pas Lyon. Lille a parfaitement défendu sur les stars parisiennes. Lille a su mener ses transitions. Lille a pris l’ascendant psychologique, et ne l’a jamais lâché. Et Lille a repris sa place sur le trône, à 7 journées de la fin.

Alors oui, ce n’est pas une victoire spectaculaire. Mais presque personne ne bat Paris de cette façon en Ligue 1. Et si Lille a prouvé ses difficultés à affronter des blocs bas, sa performance face au PSG fut celle de la maximisation de ses qualités : défense hermétique, transitions efficaces, tranchant offensif. Diego Simeone, sois fier de nous : cette année 2021 du LOSC peut ressembler à l’Atletico Madrid des grandes années. Lille est la co-meilleure défense des cinq grands championnats, et est de très loin celle qui concède le moins d’occasions (21,2 xG contre, contre 22,5 pour Leipzig, deuxième, et 23,7 pour l’Atletico, 3ème).

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Que dire des 8 tacles de Benjamin André ; des 20 dégagements de la paire Fonte-Botman, qui a su repousser toutes les vagues parisiennes ; des 4 interceptions de Reinildo, toujours bien placé pour lancer les contres lillois. Avec ballon, Boubakary Soumaré a témoigné de sa finesse et de son intelligence de jeu sous pression : il est le joueur lillois ayant touché le plus de ballons (55) et réussi le plus de passes (37). Jonathan Ikoné revient en très grande forme ; il fut de loin le joueur le plus cherché par les passes de ses coéquipiers (53 fois, contre 41 pour Bamba et 39 pour Sanches), et a parfaitement réalisé son rôle d’accélérateur du jeu. Tous les joueurs ont brillé ce samedi, dans l’implication collective, la dévotion au plan de jeu, dans les efforts. Avec en coup de cœur spécial Tiago Djalo, beaucoup trop critiqué pour ses erreurs en Coupe de France il y a deux semaines, et qui a prouvé ses qualités défensives et sa solidité en un contre un.

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Et dans ce sens, la victoire psychologique est tellement importante. Quand Neymar chouinait, André riait. Quand Paris doutait, Lille tenait. Les faits de jeu de fin de rencontre témoignent de l’expérience que cette équipe a pris depuis deux ans. Celle qui se faisait piéger sur chaque occasion en Champions League l’année dernière, qui déconnectait du match face à l’Ajax après un pénalty contestable, est cette fois-ci restée parfaitement concentrée du début à la fin. Et ce sont bien les Parisiens qui sont sortis de leur rencontre.

Mais surtout, il ne faut absolument pas se relâcher. Le problème d’un tel bonheur, c’est qu’il ne saurait n’être que passager. Une telle dose d’excitation au coup de sifflet final de Benoit Bastien n’est pas suffisante. On vit quelque chose d’exceptionnel, tout le monde en est conscient. Mais sans le titre, tout ceci n’aura servi à rien. Dans 5, 10, 20 ans, il ne faudra pas retenir le LOSC comme l’équipe ayant fait trembler Paris jusqu’au bout. Il faudra le retenir comme le champion de France 2020-2021.

Timothée Barnaud

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