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Edito hebdomadaire : nul précieux, jeu dangereux

Rédacteur Ponctuel

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Crédit photo : Imago

Les semaines passent, les contenus des matchs lillois peuvent décevoir. Mais à la faveur d’un match nul 0-0 arraché face à Monaco, et des résultats de ses concurrents, le LOSC a bien consolidé sa place de leader de Ligue 1. Alors, faudrait-il tout changer ?

Un résultat inespéré. Lille a sûrement produit ce dimanche sa pire prestation offensive de la saison. Avec seulement cinq tirs, dont deux cadrés, et 0,16 xG, Monaco n’a quasiment jamais été mis en danger, et a dominé cette rencontre. Mais c’est pourtant bien le LOSC qui réalise une excellente opération au classement. Monaco reste à distance, et avec la défaite de Paris et le match nul de Lyon, l’avance en tête se stabilise.

Ce qui fait la force du LOSC cette année est sa capacité à traverser indemne ses moments difficiles. La gestion des temps faibles est remarquable. Là où Paris ou Lyon se font très régulièrement sanctionner, quand le LOSC patauge, galère, subit, il ne rompt pas. Hormis pour certains moments de disparition totale (les cinq dernières minutes face à l’Ajax, les dix premières minutes face à Angers, la première mi-temps face à Brest lors du match aller), l’équipe reste toujours régulière et homogène.

Cela ne doit pourtant pas faire oublier les difficultés à se créer et profiter de ses temps forts. Depuis plusieurs mois, l’animation offensive est insuffisante. Encore dimanche, cela se ressentit face à Monaco. Dans la possession, avec seulement 38%, dans les occasions, presque inexistantes. Dans le déroulé du match, aussi : durant les 20 dernières minutes, la possession lilloise descendit jusqu’à 21,9%, et les passes réussies à 62%. Burak Yilmaz, entré en jeu à la 79ème minute, n’aura touché que 2 ballons en 13 minutes ; Araujo, entré à la 70ème minute, n’a lui tenté que 6 passes, toutes ratées.

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Le LOSC s’est fait aussi fait promener dans son pressing, inefficace. La tendance de la confrontation face à l’Ajax s’est confirmée : face aux ressorties de balle à trois joueurs derrière, le premier pressing des Dogues est souvent battu. Et, entre joueurs trouvés entre les lignes et décalages intelligents, la deuxième lame, celle du milieu de terrain, fut régulièrement percée. Enfin, Fofana et Tchouameni, le duo du milieu de terrain monégasque, ont récupéré 16 ballons à eux deux, soit autant que toute l’équipe lilloise, preuve de l’inefficacité à se projeter efficacement vers l’avant. On pouvait espérer qu’affronter une équipe comme Monaco, très joueuse et portée vers l’avant, soit une aubaine pour les qualités de transition lilloises ; il n’en fut presque rien.

Mais pourtant, la troisième ligne défensive, dans sa surface, a tenu à la perfection. Car le club du Rocher n’aura pas pour autant multiplié les situations dangereuses, la faute à un bloc bas très solide, et surtout, à un Mike Maignan encore en or, notamment en fin de match dans ce face-à-face contre Jovetic. Car, en retirant l’énorme occasion de l’attaquant monténégrin, Monaco n’était seulement qu’à 0,32 xG produit, une misère.

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Que retenir de cela ? Le plan de jeu lillois a-t-il fonctionné ? En voyant le classement, difficile de penser le contraire. Avec seulement 5 buts encaissés en Ligue 1 en 2021, et seulement 2 sur les 9 derniers matchs, comment remettre en question les choix de Christophe Galtier ? Faudrait-il bouleverser l’animation offensive, les circuits de passes préférentiels, les positionnements des joueurs permettant cette imperméabilité, dans le risque de déstabiliser la machine défensive pourtant si solide ?

Dans le football, pour l’emporter, il faut marquer un but de plus que l’adversaire. Ou à minima en marquer autant, surtout contre les concurrents directs. Avec neuf matchs restants en championnat, lancer une révolution tactique serait un pari très osé, que Christophe Galtier ne prendra sûrement jamais. Avec neuf 1-0 poussifs, Lille sera bien champion de France. Mais attention. Si face à Marseille et Monaco, les temps additionnels ont souri, la réussite a ses raisons que la raison ignore. Et elle n’est jamais qu’éphémère.

Timothée Barnaud

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