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OGC Nice – LOSC : décryptage d’une attaque lilloise décevante

Rédacteur Ponctuel

Publié

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Crédit photo : Imago

Le LOSC est toujours invaincu, certes. Mais le match nul 1-1 face à Nice est le résultat d’une animation offensive assez décevante, qui n’a jamais semblé sur le même rythme.

Quand on ne sait pas gagner, il faut savoir ne pas perdre. Cet éternel proverbe footballistique semble parfaitement coller au match de dimanche dernier. Si Lillois et Niçois ne sont ni déçus, ni satisfaits d’un match nul 1-1 qui ne fait avancer personne, celui-ci semble logique, tant le rapport de force était équilibré dimanche dernier, à l’Allianz Riviera.

Sous la tempête niçoise, Christophe Galtier avait décidé, sans surprise, de reconduire son système en 4-4-2. Par rapport au match d’Europa League face au Sparta Prague, exit David, Yazici, Xeka, Soumaré et Pied : Celik, Sanches, André, Yilmaz et Araujo retrouvaient une place de titulaire. L’association de Yilmaz avec Ikoné à la pointe de l’attaque était attendue, tant le Canadien Jonathan David semble à la peine à la finition depuis le début de saison ; elle fut une déception.

On a pu retrouver face à l’OGCN l’animation offensive lilloise habituelle, en voulant attaquer le bloc défensif adverse à 6 joueurs en phase offensive. Les défenseurs latéraux, les ailiers et les deux attaquants axiaux quadrillent le terrain pour pouvoir proposer des solutions dans le cœur du jeu mais également sur les côtés. Cela permet également d’apporter de la diversité dans les phases de construction. Sur les dernières rencontres, comme face à Lens, lorsque Yilmaz décrochait, David prenait la profondeur. Quand Araujo collait la ligne de touche, Celik venait apporter une solution à l’intérieur. Face à Nice, on a également pu observer une volonté particulière d’avoir les deux défenseurs latéraux Celik et Bradaric se projetant vers l’axe du terrain, d’une façon très Guardiolesque, afin de mettre en difficulté le bloc défensif.

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Comme sur l’action ci-dessous, qui s’est produite plusieurs fois dans la rencontre. Bamba reçoit un long ballon venu du côté droit du terrain. Alors qu’Ikoné vient décrocher pour apporter une solution en retrait, Bradaric propose un appel de balle entre le latéral et le central droit. Bamba servira Ikoné qui trouvera Bradaric, qui perd le ballon. Mais même si l’action ne donne rien, l’idée était là : décontenancer la défense adverse en multipliant les permutations. Face à la difficulté de trouver des joueurs lancés face à une défense compacte, Celik et Bradaric, pas embêtés avec le ballon, se doivent d’apporter cette touche technique nécessaire à faire sauter le verrou défensif.

Jonathan David, souvent critiqué depuis le début de saison, a même semblé manquer dans cette rencontre. Pas avare d’effort, l’attaquant canadien avait l’habitude de davantage appeler dans la profondeur lors de ses titularisations que son remplaçant du jour, Jonathan Ikoné, en témoigne son carton rouge provoqué face au Sparta Prague. Au contraire, l’international français a comme souvent davantage voulu demander le ballon entre les lignes, mais a eu affaire à un plan spécial contre lui. Afin de limiter son influence, et l’empêcher de dicter le jeu, Dante lui a tarifé d’un marquage individuel dont il n’a jamais vraiment su se défaire. Et même lorsque Jorko réussissait à contrôler la balle, le pressing niçois venait très vite l’enfermer au cœur du jeu et le priver de solutions, comme dans l’action ci-dessous.

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Sur ce match, les lillois n’ont jamais tous semblé sur le même rythme. Si la performance n’a rien d’alarmante, il faut toutefois souligner le manque de cohésion de l’équipe, assez rare sur ce début de saison. Le pressing, pourtant grande force du LOSC, comme nous avons pu évoquer la semaine dernière, n’a jamais réussi à gêner la relance niçoise, comme s’il était toujours déclenché une seconde trop tard, ou si un Lillois pas assez impliqué venait ruiner tous les efforts. En phase offensive, les centres n’ont été que rarement dangereux. Appels de balles et passes n’ont jamais semblé être dans le même rythme, comme un opéra où les solistes joueraient sans chef d’orchestre. Quand Yilmaz demandait dans les pieds, Araujo le servait en profondeur. Quand Bradaric centrait au premier poteau, Ikoné ne venait pas couper la trajectoire. Quand Fonte allongeait sur le côté, Bamba faisait son appel vers le cœur du jeu. Autant d’actions que de mésententes qui ont assez nettement freiné la dangerosité offensive lilloise. Et lorsque l’on voit l’efficacité clinique dont a fait preuve Yilmaz sur l’une des seules actions bien réalisées, sur une somptueuse passe d’Araujo, c’est à se demander si ce point pris sur le terrain de Nice n’est pas finalement une déception, plus qu’un fameux « bon point ».

Timothée Barnaud

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