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Le décryptage tactique du derby Lille-Lens

Rédacteur Ponctuel

Publié

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Crédit photo : Imago

Quelle victoire flamboyante du LOSC face au rival lensois ! Si tous les secteurs ont été performants dimanche dernier, un en particulier est à souligner : le pressing.

Un derby, ça ne se joue pas, ça se gagne. Si vous aviez pu suivre sur le Petit Lillois de nombreux témoignages et souvenirs avant le Lille – Lens tant attendu, les Dogues ont parfaitement répondu présent sur le terrain. Une victoire 4-0, dont la clé offensive et défensive était, comme d’habitude, le très intense pressing lillois, qui a totalement fait déjouer les Lensois. Trois problèmes étaient à anticiper avant la rencontre pour Christophe Galtier : limiter l’influence de Gaël Kakuta, véritable leader technique du Racing ; empêcher les Lensois de ressortir facilement depuis leur défense ; enfin, bloquer les pistons qui savent se projeter dangereusement. Grâce à un bloc équipe très soudé, et un pressing très intense, les Dogues ont complètement étouffé de surprenants lensois depuis le début de saison, et su répondre à tout ce que Lens a cherché à proposer.

Presser, c’est bien ; bien presser, c’est mieux. Comme d’habitude, le LOSC a proposé un bloc très haut sur le terrain. Mais très loin de l’idée de courir partout sans réel objectif, le pressing lillois s’est très souvent déclenché lorsque le ballon basculait sur les pistons lensois. Le schéma ci-dessous montre un exemple-type : lorsqu’Haidara (entouré en bleu) reçoit le ballon, le pressing trap s’enclenche. Araujo, André et Celik viennent le presser très rapidement, tout en coupant toutes ses solutions de passes courtes. Bloqué par la ligne de touche à sa gauche, le latéral lensois n’a alors aucune vraie solution. Lorsqu’il allonge vers ses deux avant-centres, ceux-ci se font en permanence dominer par José Fonte et Sven Botman, que ce soit dans le jeu aérien ou la profondeur. Haidara peut essayer de chercher un milieu de terrain, mais le cadrage intense bien montré sur le schéma rend quasiment impossible la recherche d’un joueur libre. Yannick Cahuzac, par exemple, a été totalement invisible dans cette rencontre, avec seulement 17 ballons touchés. Dernière solution de résignation : revenir en arrière, et permettre au bloc équipe lillois d’encore remonter tout en étant jamais mis en danger.

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Gaël Kakuta fut également la cible d’un plan très précis pour limiter son influence. Il était clairement celui qui sublimait le jeu de son équipe depuis le début de saison, tantôt en décrochant très bas, tantôt en allant apporter l’ultime touche technique dans les 30 derniers mètres. Mais le métronome lensois a fait la connaissance du roc portugais Renato Sanches. L’international portugais s’est encore montré en très grande forme physique, et a complètement éteint le numéro 10 lensois, dans un marquage individuel et un harcèlement permanent qui ne lui donnait jamais une seconde pour respirer. Gaël Kakuta n’a ainsi tenté que 38 passes (contre 69 pour Renato Sanches), et n’en a d’ailleurs réussi que 66%, une performance très en-deçà de ses standards du début de saison. Il ne serait d’ailleurs pas surprenant de voir Christophe Galtier reconduire cette tactique face à d’autres oppositions, avec un Renato Sanches chargé d’éteindre le joueur adverse le plus créatif.

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Le dernier volet du pressing lillois concerne le gardien de but adverse. Toujours le même objectif : réduire le temps donné à l’équipe adverse pour relancer court, pour la pousser à allonger, et récupérer le ballon facilement. Jonathan David, à défaut d’être réaliste devant le but, a multiplié les courses pour gêner Jean-Louis Leca, et le pousser à se précipiter dans sa relance (48% de passes réussies pour le gardien lensois). Tous les seconds ballons ont semblé être lillois dans cette rencontre, et le deuxième but du LOSC vient d’ailleurs d’une relance manquée du gardien lensois, directement dans les pieds de Renato Sanches. 8 passes plus tard, Jonathan Bamba venait inscrire le but du break, et sceller le sort d’une rencontre rendue finalement très facile, par un plan de jeu clair, efficace et parfaitement intégré par les joueurs. Et si le LOSC continue comme ça, il a de quoi nourrir de grandes ambitions pour cette saison.

Timothée Barnaud

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