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Les joueurs du LOSC ne voulaient pas que Florent Balmont rejoigne le club

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Crédit photo : IconSport

Réputé pour son gros caractère et sa tendance à ne jamais se laisser faire, Florent Balmont n’en reste pas moins un homme au grand cœur et il a pu le démontrer tout au long de son passage à Lille, sur lequel il est revenu pour France Football sous la forme d’une interview « le jour où… ».

Lors de son entretien avec France Football, Florent Balmont a avoué qu’il détestait perdre, ce qui n’est pas une surprise. Et cela peut effrayer certains joueurs, comme les Dogues qui ne souhaitaient pas le voir signer à Lille, à l’image de Ludovic Obraniak qui l’expliquait récemment : « On a pourri le staff quand on a su qu’il allait signer, on n’en voulait pas, on pensait que c’était un casse-couilles compliqué à gérer qui allait casser l’ambiance qui régnait. Mais il a retourné tout le monde comme des crêpes au bout d’une semaine. »

Balmont est revenu sur cette image qu’il renvoie aux joueurs qu’il n’a jamais côtoyé : « On a cette image de moi joueur car je suis comme ça sur le terrain. Alors oui, ils avaient quelques craintes par rapport à ça. Mais tous ceux qui me connaissent savent et ils ont vite vu. D’ailleurs, beaucoup d’entre eux sont de très bons potes. Je retrouvais Nicolas Plestan avec qui on s’était mis des coups de tête, deux mois avant. On avait été expulsés tous les deux. Alors quand j’arrive, soit on se clashe le premier jour et on se frite, soit on s’entend bien. En stage, on a commencé à prendre le café ensemble, et c’était parti. On s’est beaucoup apprécié. »

Coaché par Rudi Garcia durant cinq saisons, Balmont a été l’un des hommes clés du schéma du coach lillois pendant ces années. Néanmoins, les deux ont vécu quelques frictions que le milieu de terrain explique : « Lors d’un match contre Marseille, il m’avait sorti du terrain très tôt, je ne comprenais pas du tout et je ne lui avais pas serré la main. Peut-être qu’il l’a mal pris et je n’aurais pas dû le faire. A la fin, il m’a reproché d’être égoïste, et ça, pour moi, c’est impossible. On peut en parler à tout le monde mais pas à moi. J’ai l’esprit collectif et j’étais touché. Les neurones, le bleu et le rouge se sont touchés et ça a été très tendu dans le vestiaire, ça a chauffé. Le lendemain, on a eu une discussion constructive. Il s’était excusé pour ce qu’il avait dit, comme moi pour ne pas lui avoir serré la main. J’ai beaucoup d’estime pour Rudi Garcia. Ce coach m’a énormément fait jouer, progresser dans mon jeu, dans la liberté de m’exprimer. Avec lui, ce sont mes plus belles années. »

Son esprit de vainqueur revient souvent, même à l’extérieur du terrain vert. Lors des mises au vert, le joueur, désormais retraité, a souvent montré son côté de mauvais perdant avec ses coéquipiers : « A une période, on jouait en Coupe d’Europe, on restait à l’Hermitage Gantois pour le décrassage et on se retrouvait à 4-5 pour jouer au poker. Je m’énervais souvent. Je me rappelle m’être emporté sur mon ordi aussi. Je me rappelle d’une partie, où Ludo (Obraniak) avait gagné alors qu’il n’avait aucun jeu. J’étais fou. Il y avait aussi les parties de Mario Kart dans l’avion. Même le pilote devait en avoir marre. Déjà que je n’aimais pas l’avion, alors si en plus je perdais… Il y avait d’autres jeux.  Avec Rio Mavuba on était au fond de l’avion mais c’était lui qui trichait. Lui et Marvin (Martin), ce sont des tricheurs les gars. Ils savaient très bien me faire dégoupiller mais ils savaient aussi très bien quand il fallait s’arrêter. Ça faisait partie de l’ambiance, c’était sympa. »

 

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