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Geoffrey Dernis : « Je suis très fier de ce qu’est devenu le LOSC »

Thomas Deleglise

Publié

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Crédit photo : IconSport

Geoffrey Dernis, joueur de Lille entre 1998 et 2006, est revenu sur ses années loscistes dans 100% Ligue 1. Toujours avec humour et second degrés, il a notamment évoqué Claude Puel et sa découverte de la Ligue des Champions.

Sur ses débuts au LOSC

Finalement, j’ai vu grandir le club au plus près. J’ai été prêté à Wasquehal pendant deux ans pour m’aguerrir, et quand je suis revenu Claude Puel m’a un peu plus fait confiance. A l’époque, ils étaient en train de construire Luchin, donc on devait se changer dans les portacabines… Le fait qu’on ait participé à la Ligue des Champions, ça a rapporté pas mal d’argent au club et ça lui a permis de se développer, mais je suis parti à ce moment-là. On avait beaucoup de jeunes à l’époque : Matthieu Bodmer qui arrivait de Caen, Matthieu Chalmé de Libourne, Matt Moussilou qui venait des équipes jeunes comme moi. Il y avait quelques anciens avec Philippe Brunel et Christophe Landrin. On a participé à la progression du club et aujourd’hui, je suis très fier de ce qu’est devenu le LOSC.

Sur Eric Abidal

Abidal ? Il n’avait rien à faire à Lille. On était une équipe en pleine reconstruction, on était contents de l’avoir, il était au-dessus du lot, sans problème. Quand tu vois qu’il venait de Monaco et qu’il n’arrivait pas à jouer là-bas, c’est qu’il y avait un problème, ils n’ont pas bien regardé… Il était vraiment très fort, et humainement, c’était un mec en or. Il savait tout faire et je ne suis pas étonné du parcours qu’il a eu par la suite.

Sur Claude Puel

Quand tu vois le CV de Claude Puel, t’as juste à la fermer, écouter et apprendre. Tu te tais parce que t’es jeune, tu découvres, donc tu fais ce qu’il te demande. Avec Puel, si tu mérites de jouer, il te fera jouer. Il te montre ce que c’est la compétition : à l’entraînement, il te donne ce côté compétiteur qui te permet d’être bon le week-end, c’est indéniable.

Il s’entraînait avec nous. Quand on faisait les stages de préparation, les montées des gros cols, les 30-30, il fallait toujours qu’il finisse premier. Dans les jeux, il fallait qu’il gagne, il faisait tout. Limite, il essayait de voir si un joueur était blessé pour pouvoir s’incruster dans les jeux… Il te disait « ah je te sens fatigué ce soir » pour pouvoir prendre ton chasuble.

Sur les 4 victoires face à l’ASSE en une saison et son départ là-bas

Après les 4 victoires contre Saint-Etienne ? Ils m’ont appelé et ils m’ont dit « on a besoin de toi pour battre Lille ». Ça s’est fait bêtement, c’est l’anecdote qu’ils m’ont donné : « on veut battre Lille, on a vu que c’était toi l’élément déterminant », donc je suis parti là-bas (il rigole).

Sur les matchs face à Manchester United

Ce qui est bien, c’est que j’ai tout découvert en même temps : le stade de France, la Ligue des Champions, les stars européennes… Quand tu vois l’équipe de Manchester de l’époque, ça avait de la gueule. Quand on était menés 1-0, tout le monde nous prenait pour des pipes en nous disant qu’on allait se faire lyncher par Benfica, Villareal et Manchester. Au final c’est Manchester qui finit dernier. On n’a pas fait de très gros matchs parce que forcément, on était un peu l’équipe en dessous, mais on a joué avec nos valeurs. On a fait quasiment que des matchs nuls, on découvrait ça avec notre équipe de jeunes, c’était une belle aventure. Aujourd’hui, avoir gagné contre Manchester au Stade de France, c’est mémorable.

Villareal, c’était à l’époque de Riquelme-Forlan, Benfica c’était Miccoli et il y avait surtout le Manchester de Van Nistelrooy, Ronaldo, Van der Sar… On a fait ce qu’on avait à faire et on était quand même content de finir 3ème.

Sur ses buts en Europa League

Je n’étais pas vraiment un buteur. Je n’en mets pas beaucoup mais souvent il sont sympas, ça me va très bien comme ça. Franchement, j’en suis content. L’élimination contre Séville, c’était surtout un manque d’expérience. A l’époque c’était une des grosses écuries espagnoles et même d’Europe. J’avais Dani Alves de mon côté, je peux te dire que j’ai souffert contre lui. On n’a pas à rougir de la défaite, on était inexpérimentés et il étaient plus forts que nous, tout simplement.

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