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Ignacio Prieto : un Dogue sûr de lui

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LOSC-Zenith : 0-0. La météo d’une nuit d’automne et un simple match amical contre une équipe étrangère ont eu raison des supporters du LOSC. Le stade Henri-Jooris est presque vide, le match entre les deux équipes se termine sur un triste 0-0. Personne ne se doutait que ce soir-là, une légende du club allait débuter sa belle aventure lilloise.

1971. Les belles années loscistes sont bien loin. Les Dogues font le yoyo entre la première et la seconde division. L’équipe entraînée par René Gardien est revenue dans l’élite du football français, après deux années en Ligue 2. Mais l’effectif est moyen, les finances du club sont en baisse et le coach lillois peine à trouver une composition digne de ce nom. Les résultats s’en ressentent : 2 victoires, 3 matchs nuls et 8 défaites en 13 journées de championnat.

René Gardien avait décidé de faire confiance au même groupe qui avait remporté le titre de seconde division la saison précédente. Il ajoute quelques jeunes joueurs prometteurs dans le groupe mais aucun ne sort du lot. Le groupe ne semble pas assez complet pour se maintenir en Ligue 1.

Un match test contre le Zenith

Les dirigeants lillois en sont conscients : il manque un vrai meneur au LOSC, sur le terrain et en dehors. Mais il est difficile de trouver ce genre de joueur à moindre prix, compte tenu des difficultés économiques sur la période. René Gardien reçoit 4 joueurs qu’il doit tester lors d’un match amical contre le Zenith de Leningrad : Deux Suédois, un Danois et un Chilien. Lors du match, aucune équipe ne marquera et les joueurs testés n’auront pas réellement convaincus.

Le lendemain, le club en signe tout de même un : le chilien Ignacio Prieto. Les supporters apprennent la nouvelle mais quelque chose cloche. Prieto n’a pas joué une seule minute la veille contre les Russes du Zénith. On apprend que le sud-américain est resté en tribune pendant la rencontre et que C’EST LUI qui avait refusé de jouer. Il avait dit « Je suis international avec soixante-six sélections, je ne fais pas d’essai. » selon Patrick Robert dans La Voix du Nord. Un joueur qui ne doute pas de son talent mais il avait peut-être raison…

 

Intégration difficile

Le palmarès de Prieto parle pour lui. Une soixantaine de sélections internationales, plusieurs fois champion national en Uruguay et au Chili, vainqueur de la Copa Libertadores et de la coupe Intercontinentale avec le National de Montevideo et surtout une participation à une Coupe du Monde en Angleterre en 1966. Pourtant la presse réagit mal à son arrivée, personne ne l’a jamais vu jouer et son réel niveau pose question.

Sa première séance d’entraînement se passe loin des terrains en herbe. C’est dans une salle de basket qu’il va toucher ses premiers ballons dans le Nord de la France. Tout ne se passe pas comme prévu, il est en manque de rythme et rate tout ce qu’il entreprend. Lors du dernier entraînement avant le match contre Nîmes, 2ème du championnat, il récidive et produit une autre prestation de basse qualité. Il n’intégrera pas le groupe cette fois-ci.

L’atmosphère est tendue à Lille. Les Dogues sont mal placés au classement. Prieto accumule les entraînements mais n’a toujours pas convaincu René Gardien qui commence à douter de ses qualités : « Ce n’est pas possible, il n’a jamais joué à haut niveau. Je ne sais même pas à quel poste le placer ! »

Les matchs s’enchainent sans le chilien et les fans lillois commencent à se demander où est passé la recrue sud-américaine. La presse et les supporters se demandent pourquoi avoir pris Prieto à la place d’un des 3 joueurs à l’essai. Le LOSC fait partie des pires défenses du championnat, et l’achat de Prieto, milieu de terrain à la base, fait débat dans la capitale des Flandres.

 

Sa première contre l’ASSE

Sous la pression du grand public, René Gardien veut lancer son joueur, mais il ne sait pas à quel poste. L’enjeu est de taille, le prochain match se joue contre le club historique de l’ASSE.

Le temps est humide, la pelouse est dégradée et le vent souffle énormément. Ce ne sont pas les meilleures conditions pour jouer au football. Il faut mettre les crampons vissés pour limiter les glissades. Et c’est là qu’Ignacio Prieto va faire face à un petit problème technique : ses crampons sont restés à l’hôtel à quelques kilomètres du stade.

A lire aussi :  Quand le LOSC a gagné une rencontre sans son entraîneur qui boudait

Il faut traverser Lille pour les rechercher et c’est une mission impossible avec la circulation en ville. C’est l’affolement général. Le chilien chausse du 38 et personne n’a cette pointure dans le vestiaire. Les grands moyens sont mis en place : le club appelle une ambulance qui reviendra avec crampons de Prieto seulement 15 minutes avant le match.

Ignacio Prieto fait partie de ces joueurs qui n’ont pas besoins de s’échauffer pour être chaud bouillant et faire un match digne des plus grands. C’est ce qu’il s’est passé. Ce jour-là, Ignacio devient Ignace. Il est un grand artisan de la victoire 2-0 de son équipe, il a complètement éteint le grand attaquant stéphanois Salif Keita (2ème meilleur buteur du championnat), qui représentait le principal danger adverse. Henri-Jooris s’en rappellera, Ignace sort sous les crampes…Et les applaudissements.

 

Un homme de club

Prieto aura marqué le club de son empreinte par son implication dans le club. Devenu capitaine en 72, on pouvait l’apercevoir de temps en temps au bord des terrains des catégories de jeunes. Patrick Robert, président des Anciens du LOSC, se rappelle dans la VDN : « Il est entré dans le moule comme s’il avait toujours joué au club. Il s’impliquait beaucoup. Si son match avec les pros avait lieu le samedi soir, on le voyait le dimanche matin pour encourager les cadets. »

Il s’est même improvisé, pour le temps de quelques semaines, comme recruteur pour la venue d’un joueur uruguayen. Il a convaincu le défenseur Juan Mujica de jouer au LOSC. Encore une preuve de son dévouement au club.

Malgré des rapports difficiles avec le successeur Georges Peyroche, Prieto a connu ses meilleures années avec ce dernier. Peyroche l’a placé en libero et c’est là que le chilien s’est dévoilé comme un excellent défenseur aux yeux de tout le monde et a formé une charnière d’enfer avec Bernard Gardon pendant quelques années.

Ce même coach, voulant faire le grand ménage des cadres de l’effectif, pousse Ignacio vers la sortie. Une sortie par la petite porte…Mais Ignacio Prieto reste et restera une légende du club. Son amour pour le LOSC est éternel. A 76 ans, il revient parfois à Luchin pour admirer la jeunesse lilloise et nous faire part de sa nostalgie.

Crédit photo : LOSC.fr

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2003-2004 : Une saison charnière malgré la 10ème place

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Crédit photo : IconSport

Un an après l’arrivée de Claude Puel au poste d’entraîneur, le LOSC doit retrouver des couleurs à la suite d’une saison plus que moyenne (14ème). Emmenés par l’emblématique Grégory Wimbée, les Dogues vont réaliser une saison très étrange en terminant à la 10ème place en championnat tout réussissant à gagner son premier titre européen et à se qualifier pour la Coupe UEFA.

Connaissez-vous le fameux effet Puel ? Quand Claude Puel arrive dans un club, il met quelques mois à trouver ses repères et à préparer le terrain pour la suite. Au bout d’une ou deux saisons, l’équipe qu’il entraîne progresse nettement et peut jouer les premiers rôles en championnat. Il a d’ailleurs fait le bonheur de Nice et de Leicester récemment. Mais c’est au LOSC qu’il a vécu ses meilleures années (2002-2008). La saison 2003-2004 est sa deuxième dans le Nord de la France. Ce n’est pas la meilleure mais c’est sans doute celle qui marque un tournant pour le club nordiste dans son histoire européenne.

 

Des victoires à domicile contre les gros

C’est bien le paradoxe de la saison lilloise. Le LOSC a gagné 13 points sur 15 possibles contre les 5 premiers du championnat. De petits scores mais un seul but encaissé contre le Monaco de Ludovic Giuly, buteur lors du seul match nul du LOSC à domicile ci-dessous.

Domicile Extérieur
Lille-Lyon 1-0 Lyon-Lille 3-0
Lille-Paris 1-0 Paris-Lille 1-0
Lille-Monaco 1-1 Monaco-Lille 0-1
Lille-Auxerre 1-0 Auxerre-Lille 3-0
Lille-Sochaux 2-0 Sochaux-Lille 2-1

 

Lors des deux premières journées, les lillois ont gagné 2 fois 1-0 contre les cadors du championnat : d’abord contre Lyon puis contre Paris. Puis ils se sont déplacés à Toulouse où ils sont revenus avec un 3ème clean-sheet consécutif et une victoire étincelante de 3-0. On pouvait croire que le LOSC était sur une bonne lancée puis…12 matchs sans la moindre victoire. 6 matchs nuls et 6 défaites de la 4ème  à la 15ème journée. C’est contre Nantes que nos Dogues vont sortir la tête de l’eau. Philippe Brunel est à la baguette sur le premier but. Il reprend d’une volée un ballon perdu au point de penalty. Puis Tapia, entré en jeu à la 84ème, permet aux siens de célébrer une victoire méritée dans le temps additionnel en gagnant son face à face avec le gardien.

 

Certains supporters se souviennent de l’enthousiasme du début de saison et du naufrage qui a suivi. C’est le cas de Guillaume Delanoy, supporter du LOSC depuis son enfance. Il avait 18 ans lorsque Claude Puel entamait sa deuxième saison avec le LOSC : « Un départ en fanfare dans la chaleur de l’été, où l’on bat coup sur coup l’OL et le PSG à domicile avant d’étriller Toulouse au Stadium 3-0 avec un Manchev en feu. À ce moment-là, on est leader et je nous vois déjà champion… avant de très vite déchanter. Un automne interminable sans victoire s’en suit. Je me souviens en particulier d’un soir de novembre à se tailler les veines contre Guingamp, défaite 1-3 avec ma prof de fac australienne juste à mes côtés… Ça gronde dans les tribunes ce soir-là avec des chants réclamant la démission de Claude Puel et du président Seydoux. Même topo juste derrière, on s’incline contre Marseille dans la même torpeur avec une mémorable embrouille entre un DVE et Greg Malicki »

 

Des poignées de défaites, des encouragements et de la malchance

Le LOSC terminera avec un bilan négatif de 14 victoires, 9 nuls et 15 défaites. Parmi cette poignée de défaites, on a pu voir que les Lillois n’étaient pas vraiment en réussite face au but adverse et plutôt maladroit devant le leur. Le match à Gimonprez-Jooris contre Guingamp est sûrement le plus représentatif de ces nombreux échecs. Un ballon repoussé sur la ligne par un guingampais, un but concédé sur la première occasion bretonne alors qu’Eric Abidal était blessé sur la touche, une frappe qui rebondi deux fois sur la barre, des arrêts à répétitions du gardien Le Crom : c’est le scénario du match contre l’En Avant. Nos Dogues auront tout de même réussi à trouver une ouverture tardive dans le temps additionnel grâce à Benoît Cheyrou, mais le score restera à 1-3.

 

Passés à côté des derbies

Le LOSC aurait pu passer devant son éternel rival lensois au classement si le club des Flandres avait gagné ne serait-ce qu’un derby sur les deux joués. Le 25 octobre 2003, les lensois gagnent chez eux 2-1 après avoir été mené 1-0 sur un but de Manchev. Les Sangs et Or réussissent à inverser la tendance du match en 2 minutes seulement. John Utaka a d’abord inscrit le but de l’égalisation et Dagui Bakari jouant un mauvais tour à ses anciens coéquipiers, marque dans la foulée à la 76ème.

Les Lillois ont à cœur de gagner ce match retour devant leurs supporters mais tout ne se passe pas comme prévu, et ce, dès le début du match. A la 6ème minute, Charles-Edouard Coridon se jette pour marquer dans le but vide après une frappe de Yoann Lachor repoussé par Wimbée devant une défense lilloise attentiste. Gimonprez-Jooris se refroidit : quand ils encaissent le premier but, les Dogues gagnent rarement. Matt Moussilou, en forme sur le moment, répond aux lensois en plaçant une mine au premier poteau d’Itandje. Les supporters lillois sont soulagés avant la mi-temps et peuvent se permettre d’espérer à la 55ème, quand Papa Bouba Diop manque de tuer Jean II Makoun sur un tacle ravageur. L’arbitre dégaine le deuxième carton jaune, Diop est exclu. Rigobert Song râle auprès de monsieur Layec et écope lui aussi d’un deuxième jaune : le RC Lens est réduit à 9.

Malgré sa supériorité numérique, Lille ne réussira pas à marquer ce deuxième but. Les joueurs de Claude Puel sont passés complètement à côté des deux derbys du Nord. Ils terminent à 51 points à la fin du championnat tandis que les lensois sont 8ème à 53 points.

 

La dernière à Gimonprez-Jooris

LOSC – SC Bastia, 15 mai 2004

L’affiche n’a rien de spécial. Le 10ème contre le 17ème au classement sans aucun enjeu particulier, juste un dernier effort pour se classer le mieux possible. Pourtant, le contexte est complètement différent pour les supporters du LOSC. C’est la dernière à Gimonprez-Jooris, il faut marquer le coup. Et quand Matt Moussilou marque le deuxième but à la 90ème pour clore le score à 2-0 et assurer la victoire, les DVE se doivent eux aussi de faire le spectacle. Les écharpes sont jetées sur la pelouse, les fumigènes recouvrent la tribune Est d’une épaisse fumée rouge tandis que de nombreux supporters envahissent le terrain pour profiter d’un denier instant à Gimonprez. C’était la dernière. Une belle dernière.

 

La Coupe Intertoto pour se consoler

Malgré sa 10ème place, le LOSC est qualifié pour la C4 grâce au refus de Marseille, Lens et Rennes qui ont préféré se concentrer sur le championnat de la saison suivante. Le club nordiste entre alors au 3ème tour de la compétition et se retrouve à 4 matchs d’une qualification directe en Coupe UEFA (C3).

Lille passe d’abord difficilement contre les Biélorusses du Dynamo Minsk (4-3 cumulé), se débarrasse aisément des croates du Slaven Belupo (4-1 cumulé) avant de filer en final contre l’UD Leiria. Les hommes de Claude Puel vont devoir attendre les prolongations du match retour pour marquer par deux fois grâce à Matt Moussilou(105ème) et Milenko Ačimovič. Le LOSC remporte son premier titre de son histoire sur la scène européenne.

Club Aller Cumulé Retour Club
3ème tour LOSC 2-1 4-3 2-2 Dynamo Minsk (BLR)
Demi-finale LOSC 3-0 4-1 1-1 Slaven Belupo (CRO)
Finale LOSC 0-0 2-0 2-0 UD Leiria (POR)

 

 

« Quand on y repense, ces deux douloureuses saisons de transition post-Vahid ont accouché d’une merveilleuse équipe, vice-championne la saison suivante, donnant ainsi raison au président Seydoux, auquel nous devons tant » Guillaume, Supporter du LOSC.

Cette finale de C4 gagnée va permettre par la suite au LOSC de finir premier de son groupe en C3, en battant dans un premier temps Shelbourne (Irlande) lors des barrages, puis en affrontant le Zenith de St Pétersbourg (Russie), le FC Séville (Espagne), Aix-la-Chapelle (Allemagne) et l’AEK Athènes (Grêce), rien que ça.

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Chambly rompt son contrat avec Junior Tallo

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Arrive à Chambly cet été en même temps que Marvin Martin, Junior Tallo n’est pas parvenu à se faire une place dans l’effectif. 

Peu utilisé en raison d’une méforme physique et un manque d’assiduité selon Le Parisien, le club de Chambly a annoncé avoir rompu le contrat de l’ancien attaquant lillois, qui se retrouve donc une nouvelle fois libre de tout contrat.

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Rafael Leao essaye de négocier avec Lille et Milan pour son amende

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Condamné il y a quelques semaines à payer 16,5 millions d’euros au Sporting pour la résiliation unilatérale de son contrat, Rafael Leao va devoir tout payer de sa poche si son appel est rejeté.

En effet, le journal portugais Record annonce que l’attaquant portugais n’a pas négocié de clause, ni avec le LOSC ni avec le Milan AC, pour se protéger d’une éventuelle sanction. Son agent, Jorge Mendes, a donc décidé d’aller à la rescousse du joueur en entamant des négociations avec les deux clubs afin qu’ils participent au paiement de cette amende.

Crédit photo : IconSport 

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