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Les sprints finaux du LOSC depuis 2000

Emile Simon

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A l’issue de cette 27e journée, le LOSC est quatrième de Ligue 1 avec 46 points. C’est le début d’un sprint final pour tenter d’accrocher la place la plus haute possible en fin de saison. En prenant comme point de départ cette 27e journée, Le Petit Lillois a analysé les différents parcours des Dogues au XXIe siècle…

 

Une évolution positive dans 90% des cas

Lors des 19 saisons écoulées (depuis 2000/01), le LOSC a obtenu un meilleur classement final à 11 reprises (58% des cas), et a conservé sa position lors de 6 exercices (32%).

Le LOSC n’a perdu des places qu’à deux reprises lors d’un sprint.

Une première fois en 2000-2001, où luttant pour le titre avec le FC Nantes, il était co-leader lors de la 27e journée, pour finalement échouer à la troisième place de D1. Cependant, obtenir un podium pour un promu était déjà phénoménal. D’autant plus qu’il s’agissait à l’époque, du tout premier accessit lillois pour une Coupe d’Europe.
Malgré cette légère chute, les lillois avaient d’ailleurs fêté le podium au devant l’hôtel de ville et ont battu Parme quelques mois plus tard.

 

Au mois d’août 2001, les Dogues et Abdelilah Fahmi célébraient leur qualification en Champions League à Grimonprez-Jooris après avoir éliminé Parme. Photo by Pierre Minier – Icon Sport.

 

Une seule grosse « dégringolade »

La deuxième occurrence lors de laquelle le LOSC a perdu des places dans un sprint final remonte à 2006-2007. Et celle-ci est plus douloureuse…

En effet, au soir de la 27ème journée les Dogues sont troisièmes. Mais l’éprouvante campagne européenne, qui les a conduits jusqu’en huitième de finale de Champions League, a accouché d’une une élimination frustrante : coup franc peu fair-play de Ryan Giggs à l’aller, but refusé pour Odemwingie…

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Cette frustration aura des conséquences en championnat, puisque lors des 11 matchs qu’il reste alors à jouer en championnat, Lille n’obtient que deux petites victoires, pour 7 défaites et 2 matchs nuls. En « roue libre », les lillois glissèrent jusqu’à la dixième place. Cette fin de cycle se conclura par les départs de nombreux cadres à l’intersaison : Odemwingie, Tavlaridis, Keita, Bodmer, Chalmé ou Vitakic… Mais surtout à une longue période de disette européenne pour le club. Qui ne retrouvera la scène Européenne que 3 ans plus tard.

 

Pourquoi un meilleur ratio de points glanés à partir de mars ?

Au XXIe siècle, la moyenne de points obtenus par le LOSC est de 1,54 pts/match jusqu’à la 27ème journée. Puis elle est sensiblement supérieure (passant à 1,71pts/matchs) de la 27ème à la dernière journée (J34 en 2001 et 2002 puis J38 depuis). Il n’est d’ailleurs pas rare que nos Dogues finissent sur un « rythme de champion », avec une moyenne supérieure ou égale à 2pts/match lors de nombreux printemps (en 2008, 2010, 2011, 2012, 2014 et 2016).

Ce phénomène peut s’expliquer par plusieurs facteurs :

– Tout d’abord la « mayonnaise » qui prend forcément mieux après plusieurs mois de compétitions, que lors des premières journées. Lille étant un club qui n’a pas attendu Gérard Lopez pour vendre ses meilleurs éléments chaque année, a souvent été contraint de « repartir de zéro » avec des recrues à faire collaborer sur le terrain, et des automatismes à trouver.

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– Un calendrier qui s’allège. Puisque le LOSC n’a pas souvent brillé dans les coupes nationales au XXIe siècle (un seul titre en 2011), et que les différents parcours européens se sont au maximum arrêtés en huitième de finale. A ce titre, le LOSC n’était encore engagé sur la scène européenne après la 27ème journée de Ligue 1 qu’à trois reprises : en 2005, 2006 et 2010. Pour toutes ses autres campagnes il avait été sorti avant le mois de mars…

 

Et au niveau des buts marqué ?

Là aussi l’efficacité est meilleure après la 27ème journée, qu’auparavant. Le ratio de but marqué par match s’est amélioré dans 80% des sprints. Au-delà du meilleur rodage après quelques mois de compétitions, ce sont parfois les mercatos hivernaux qui ont aidé à marquer d’avantage, ou de rééquilibrer l’équipe. On pense par exemple à 2015-2016 avec l’arrivée d’Eder qui fit doubler le ratio de buts par match (0,8 but avant la J27 contre 1,6 après).

 

Le Stade Rennais est-il bon sprinter ?

Sans oublier nos poursuivants (Lyon, Montpellier ou Monaco)…c’est probablement le Stade Rennais qui sera l’adversaire principal dans le sprint qui s’annonce ; puisqu’il devance aujourd’hui les Lillois d’un petit point.

N’en déplaise à Usain Bolt, le club breton n’est pas meilleur sprinter que le LOSC au XXIe siècle. En effet, si entre 2005 et 2008, les Rennais avaient l’habitude de terminer en trombe leurs saisons (+5 places gagnées à trois reprises, et même +9 en 2007/08)… ils restent sur plusieurs déconvenues (-4 places en 2010/11, -5 places en 2012/13).
Mais surtout, les Bretons semblent interdits de podium. En 62 saisons en première division, leur meilleur classement est 4e (à quatre reprises). Au XXIe ils ont glissés hors du podium à deux reprises sur les dernières journées… dont une fois au Stadium Nord (voir plus bas)…

 

Nicolas Fauvergue en briseur de rêves

Un soir de mai 2007, les Bretons affrontent des Lillois qui n’ont plus rien à jouer pour l’ultime journée de championnat. Après avoir ouvert le score par John Utaka à la 73e minute, Rennes tient virtuellement son ticket pour la première Champions League de son histoire, mais un but tardif de Nicolas Fauvergue à la 92e permet au LOSC de reléguer Rennes à la quatrième place.


Le président Frédéric de Saint-Sernin était pourtant descendu sur la pelouse et n’attendait que le coup de sifflet final pour fêter la qualification. Mais dans le temps additionnel, le ciel tombe sur la tête des Rennais. Nicolas Fauvergue, leur bourreau n’en était pas à sa première. L’attaquant formé au LOSC avait déjà marqué la saison précédente, également lors de la 38e journée (cette fois dans le stade de Rennes…) qualifiant Lille pour la C1 (3ème) et expulsant Rennes de la C3 (finalement 5e sans Europe).

 

Le comparatif des calendriers

Lyon est l’équipe qui a le plus de confrontations directes à jouer avec les équipes concernées et est encore engagés sur quatre tableaux (L1, C1, CDF, CDL). Rennes à trois confrontations directes à jouer (à domicile) et va à Paris. Pour Lille, Montpellier et Monaco il ne reste plus que le championnat, mais ils ont un déplacement à faire en plus que Rennes et Lyon et terminent tous les trois la saison à l’extérieur.

Crédit photo : IconSport

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