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Maignan : « Tu es observé et jugé tous les jours, des gens t’attendent avec un fusil tous les week-ends »

Ulysse Hamelin

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Interviewé dans le magazine France Football, Mike Maignan s’est dévoilé sans aucun filtre révélant même plusieurs anecdotes. Voici les meilleurs extraits :

« Je veux tout le temps prendre des revanches. Cette saison, j’en ai beaucoup à prendre. J’ai perdu. Ce n’est pas “on a perdu”. J’ai perdu. Mais ceux contre qui j’ai perdu, je les rencontrerai encore. Et là, je gagnerai. Et ça, c’est sûr. Il y a deux saisons, j’ai perdu contre l’extérieur et l’intérieur. Je suis revenu revanchard et j’ai gagné contre les deux. C’est la vie. Tu ne peux pas toujours être en haut. Quand tu vas tomber, on va voir si t’es capable de te relever, si t’as du caractère, si t’as quelque chose dans le ventre. Quand tu tombes et que tu ne te relèves plus, tu as creusé ta tombe, c’est fini. Dans le foot, c’est mort. Tu es observé et jugé tous les jours, des gens t’attendent avec un fusil tous les week-ends. Au moindre faux-pas, paf, ils font tomber la douille. Si tu la prends, il faut te relever.

Je n’aime pas ça (être mis sur un piédestal). Je le vis mal car ça m’empêche de sortir, de vivre. Je veux vivre ma vie comme tout le monde. Pourquoi celui qui a 24 ans comme moi et qui fait encore ses études peut faire ses courses, tranquille, et pas moi ? Si cette personne entre dans un rayon, pourquoi celle qui y travaille ne lui dit pas bonjour et me le dit à moi parce qu’elle m’a reconnu, parce que je suis Mike Maignan ? Non, si tu me dis bonjour, tu lui dis bonjour aussi.

Ma plus grande fierté ? Aider ma mère. Par contre, je ne l’ai pas sortie à mon premier contrat pro, je n’avais pas les moyens encore. Je l’ai sortie au bout du 2ème ou 3ème. Ses larmes, c’est… C’est une joie, ça veut dire que j’ai réussi. Les larmes qu’elle a versées quand je lui ai offert sa maison… C’est sa maison, pas la mienne. Elle s’est battue pour nous, mes frères et mes soeurs, elle a voyagé pour nous, Haïti, Guyane. Une fois en France, on n’avait pas encore de chez nous. On vivait chez des oncles et des tantes, dans des conditions pas faciles. Quand on est arrivé à Villiers-le-Bel, elle me déposait tous les matins à 4h chez une dame pour qu’elle m’emmène à l’école et me garde la journée. Elle prenait le train à 5h30 pour aller à Ville-d’Avray je crois, chercher de quoi manger, elle revenait me chercher le soir et, quand je rentrais, je dormais. Aujourd’hui, je lui propose: “Tu veux arrêter de travailler ? Non, j’aime bien.” C’est une preuve d’humilité. C’est ce qu’elle m’a appris. L’exigence, l’humilité, ça vient d’elle.

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Tout ce qui arrive de bon à ta famille, et encore plus à ta mère, c’est ta plus grande fierté. Quand t’as des enfants, tu te maries, ta sœur a un diplôme, ton frère réussit, ce sont les moments les plus importants. Tout ce que vous voyez dehors là, même si on a des voitures, des Bugatti, tout ce que vous voulez, ce ne sont pas des fiertés ça. Notre fierté, c’est la réussite de la famille. Le reste, c’est rien à côté. On peut me ramener 4 C1, 4 CDM, les plus grands trophées de mon sport, si j’ai pas rendu fière ma mère, ma famille, j’en ai rien à cirer. Garde-les ! Ce que je veux, c’est rendre ma famille heureuse. C’est elle, le plus important. »

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Crédit photo : IconSport

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