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L’histoire des Stades lillois depuis la création du LOSC

Emile Simon

Publié

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Les équipes de LOSC Médias ont réalisé pour les 75 ans du LOSC, une superbe mini série de quatre épisodes sur les stades historiques du LOSC. Achille (96 ans), Didier (61 ans), Alexis (46 ans) et Matthew (14 ans) racontaient un à un, leurs souvenirs respectifs dans les stades Henri Jooris, Grimonprez, au Stadium puis à Pierre-Mauroy.

Nous avons souhaité profiter de l’opportunité pour compléter la collection, et revenir sur trois autres stades dans lesquels le LOSC aura joué « à domicile ».

Le Stade Jules-Lemaire (1944-1949)

Initialement appelé stade Félix-Virnot du temps du SC Fives de 1901 à 1937, ce stade était basé à Mons-en-Baroeul (à proximité de l’avenue Virnot actuelle).

Ce stade fut l’antre du Sporting Club Fivois jusqu’à la fusion de 1944. A l’aube du professionnalisme, les joueurs de l’Olympique lillois et du SC Fives s’y affrontent d’ailleurs à une dizaine de reprises entre 1933 et 1939 (en D1 ou Coupe de France).

 

 

Entre 1944 et 1949, le LOSC (issu de la fusion des deux clubs précités) choisi de jouer ses matchs à domicile par alternance, tantôt du coté d’Henri Jooris (antre précédente de l’Olympique Lillois) tantôt du coté de Jules-Lemaire.

Mais peu à peu, c’est la pelouse de Henri Jooris (pouvant accueillir 15.000 personnes) qui devient prioritaire, et le stade de Mons, qui sert quelques années de terrain d’entrainement sera détruit dès 1959…

 

Le Stade Félix Bollaert (2001/02 et 2006/07)

Jamais le stade du rival lensois n’aurait dû figurer dans un article sur les stades du LOSC. Pourtant par deux fois le LOSC trouvera refuge dans l’antre de son « meilleur ennemi ».

Tout d’abord lors de sa première campagne européenne en 2001/02. Puisqu’après avoir passé le tour préliminaire face à Parme (match retour joué à Grimonprez Jooris), le LOSC se voit refuser par l’UEFA la possibilité de jouer la phase de poule dans son stade vieillissant et jugé non conforme.

Les hommes de Vahid Halilhodžić joueront donc trois rencontres (face à l’Olympiakos, La Corogne et Manchester United) en terre artésienne, pour une victoire et deux nuls.

Bis répétita cinq ans plus tard, pour la saison 2006/07, où le LOSC joue cette fois quatre rencontres à Félix Bollaert, successivement face à Milan (0-0), AEK Athènes (3-1), Anderlecht (2-2) et enfin Manchester United (0-1 en huitième de finale).

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By IconSport

 

Au-delà de l’avantage de jouer dans la région, lors de ces deux campagnes européennes ; la location lucrative de Bollaert aux lillois aura fait couler beaucoup d’encre. Les supporters lensois voyant d’un mauvais œil que le LOSC « salisse » leurs « travées, souillées de couleurs qui ne seront jamais celles du Racing Club de Lens » (communiqué des Red Tigers en 2006).

Un collectif « NON AU LOSC A BOLLAERT » fut d’ailleurs créé à l’époque. Et Gervais Martel président lensois dû imposer certaines conditions pour apaiser ses supporters : « Le club lillois devra respecter une certaine neutralité. » Concrètement il interdit l’installation des oriflammes ou du logo du LOSC sur le tableau d’affichage ou sur la toiture du stade. Et il interdira l’utilisation des salons VIP  lors de la saison 2006/07.

Remarque : A ce jour le LOSC a joué autant de matchs de phase de poules de C1 à Bollaert qu’à Pierre-Mauroy (6 dans chaque stade). S’il n’en a perdu aucun à Lens (2V 4N)… il n’en a gagné aucun à Villeneuve d’Ascq (1N 5D  lors des saisons 2012/13 et 2019/20).

 

Le Stade de France (2005/06, 2008 et 2009)

La Champion’s League

Pour sa deuxième phase de poules dans la compétition reine en 2005/06, le LOSC frappe fort en choisissant de jouer ses matchs de Champion’s League au Stade de France. Le LOSC y jouera donc trois rencontres, dont la victoire mémorable face à Manchester United (1-0 but d’Ačimovič à la 38e) et deux nuls aux scores vierges face à Villareal et Benfica.

Ce fut néanmoins un comble qu’un club SDF se retrouve à jouer au SdF… Une campagne de publicité sera justement lancée par les dirigeants lillois, afin d’alerter le public français sur les tergiversations politiques ralentissant le projet de Grand Stade dans la métropole Lilloise.

Il faudra encore attendre quatre ans, jusqu’au 17 décembre 2009 pour que le permis de construire du futur stade de la Borne de l’Espoir soit enfin ratifié par les maires de Villeneuve d’Ascq et de Lezennes.

 

 

 

Voici le texte qui figurait sur l’affiche publicitaire de septembre 2005 : « Merci au Stade de France d’accueillir le LOSC et ses supporters pour disputer sa rencontre en UEFA Champions League. Pourquoi le LOSC ne joue-t-il pas ce soir à domicile ? Tout simplement parce que le stade Grimonprez-Jooris est fermé et obsolète, et celui de Villeneuve d’Ascq n’est pas conforme aux normes européennes UEFA. Depuis le rejet par la justice du projet de rénovation, de nombreux obstacles bloquent toute autre possibilité de donner un vrai stade au LOSC.

Un club vice-champion de France 2005 et évoluant aujourd’hui UEFA Champions League ne mérite-t-il pas un stade à la hauteur de son histoire, des succès d’une équipe jeune et prometteuse et de la vocation européenne de Lille et de son agglomération ?  »

Des tests grandeur nature en Ligue 1 :

Ayant signé en 2005 un partenariat pour plusieurs saisons avec le consortium du Stade de France, Michel Seydoux et le LOSC profitèrent de l’opportunité pour y organiser deux matchs de Ligue 1.
En effet, les rencontres qui auraient dû se jouer au Stadium face au champion récurent de l’époque (l’Olympique Lyonnais) furent délocalisées dans l’enceinte dionysienne en 2008, puis en 2009.

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A l’époque, le LOSC désormais assuré d’avoir un stade de 50. 000 places à l’horizon 2012 se devait de tester sa capacité à organiser des événements dans une structure plus imposante que le Stadium. Michel Seydoux affirmant d’ailleurs : « Si nous voulons conquérir un nouveau public et le faire arriver plus tôt dans le stade pour consommer, nous devons lui proposer un spectacle qui aille au-delà de ce qui se passe sur la pelouse ». De nombreuses animations (concert rock de Bertignac, distribution de goodies/drapeaux, pom-pom girls, démonstration de base-ball, feu d’artifice, light show…) étaient donc au rendez-vous.

  • 01/03/2008 : défaite 1-0 devant 77.840 spectateurs
  • 07/03/2009 : victoire 2-0 avec des buts de Vittek et Bastos, devant 77.840 spectateurs (ce qui constitue encore aujourd’hui le record d’affluence pour un match de L1)

Avec les quatre stades historiques de la mini série et les trois présentés ci-dessus, nous avons normalement fait le tour de la collection lilloise (n’hésitez pas à nous alerter en cas de manque, ou d’anecdotes).

Cette liste anormalement longue, témoigne (s’il le fallait) que le chemin fut long et sinueux jusqu’à l’entrée dans le stade ultra moderne qui est le notre aujourd’hui.

 

Retrouvez les 4 épisodes de la mini-série

 

Crédit photo : IconSport

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